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[Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2

 
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MessageSujet: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Dim 9 Nov - 23:14






"
Hay un alma que esta herida
que se derrama en cada vida
que se contempla en los espejos de la carne
Y no se dobla ni se rinde

"



Citation :
"Messieurs,

Dans le cadre de la recherche et de votre cursus scolaire, vous êtes convoqués à une quête du Projet Revival, salle PR, à 16h le lundi 10 novembre. Mr Fernandez Carriedo sera dispensé du cours de Stratégie Militaire et Mr Van Galen sera dispensé du cours de Sciences & Physique.
Vous serez encadrés par un professeur disponible à cette heure.

L'intelligence artificielle vous donnera les détails de votre mission sur place.

Cordialement,

L'administration."

[L'intelligence artificielle de la machine porte des vêtements différents de la première fois que vous l'avez vu. Il semble que les programmeurs de l'appareil se permettent quelques petites folies... Le vieillard regarde les deux jeunes hommes et leurs statistiques apparaissent à l'écran pour leur rappeler leur progression.
Espagne : 7/100
Pays-Bas : 4/100.]


Bonjour messieurs.

Nous sommes heureux de vous revoir pour une seconde mission.

[Il répète les mêmes consignes de sécurité qu'à son habitude.]

L'écran sur votre gauche vous indique la date à laquelle vous allez être envoyés.

[l'écran affiche "1566. Europe. Steenvorde, Pays-bas des Habsbourg. "]

Mr Van Galen : votre seconde mission consiste à aider les révoltés à mettre à sac la chapelle du Sint-Laurensklooster.
Mr Fernandez Carriedo : votre seconde mission consiste à empêcher au maximum les révoltés de détruire les œuvres d'art catholiques. Visualisez et mémorisez un maximum d'éléments avant leur destruction. Nous pourrons enregistrer les visuels retransmis au système.

La difficulté est adaptée à votre niveau.

[ http://fr.wikipedia.org/wiki/Beeldenstorm
http://en.wikipedia.org/wiki/Causes_of_the_Dutch_Revolt
Pour des raisons de simplification du RP, c'est Pays-Bas qui représente les Pays-Bas Espagnols...]


La synchronisation commencera dans trois... deux... un....



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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Mar 25 Nov - 21:46

Aetās sanctus aetās, Nam regna. Rĕcessŭs animae sancta.



C'était étrange de se dire que la seule façon de se rapprocher du passé et d'attendre le futur, le futur et sa nouvelle technologie, comme si au final les deux allaient finir par se fondre, la boucle serait bouclée. Il traversait la pièce dédiée au projet revival, le cœur battant, il avait attendu ce moment depuis le moment où il avait été désynchronisé de sa précédente mission. Le laboratoire ressemblait à un paysage de neige sans neige, un hôpital sans malades, une pièce du futur pour aller dans le passé. Antonio regarda l'intelligence artificielle, écoutant la mission avec attention, l'oubliant 3 secondes après, son corps se préparait à la sensation qu'il allait recevoir, l'appréhendant, la craignant, la désirant.

3. 2. 1...

Antonio eut juste le temps de tourner la tête vers Maarten, allongé non loin de lui et ce qui lui sembla être un coup de marteau l'envoya dans le néant. Le noir.

Il n'y avait que le son de ses battements de cœur qui lui indiquaient qu'il était encore conscient. Il n'y avait que la sensation de son corps toujours là qui lui indiquaient qu'il était bien vivant. Antonio essayait d'ouvrir les yeux mais il était paralysé, comme si on venait de lui anesthésier le corps entier, comme s'il était totalement handicapé moteur. Son corps était pourtant là. Et lentement, très lentement il sentit la température changer, ses sens brouillés lui indiquèrent alors qu'il était ailleurs. Il sentit une étoffe lourde et étrange sur son corps, il n'y avait aucun son mais ..une odeur et il connaissait cette odeur, il la connaissait, d'où la connaissait-il déjà ?

Son corps lui laissa ouvrir les yeux, il faisait très sombre, il était à l'intérieur de ce qui semblait être...une chapelle. Dans un long couloir, et il marchait, dirigeant des hommes aux cheveux sombres avec lui. Il courrait même. Et il ne s'arrêta pas à cause du choc d'être attéri dans le passé, ses jambes semblaient savoir toutes seules ce qu'elles avaient à faire.

Et plus ils avançaient plus il entendait distinctement des cris, des cris graves. Le cri d'un homme âgé  puis des tambourinements et le bruit d'un premier objet cassé.

La chapelle de Sint-Laurensklooster allait être ravagée par les hollandais protestants et une colère grandissante monta en lui quand il les vit, ces paysans en colères oser toucher la maison de Dieu. Espagne prenait ça pour une insulte personnelle, il était grand dans son armure, musclé, près à faire régner l'ordre et ce qu'il considérait comme la paix, brandissant son épée il hurla à ses hommes d'aller tous les massacrer.

Il dévala rapidement les escaliers vers la pièce principale, se jetant dans ce qui allait bientôt être une foule ensanglantée, absorbant visuellement les œuvres de la chapelle, les trouvant particulièrement belles, ces œuvres qu'il serait le seul humain de son époque à pouvoir voir, sentir, et toucher. Et Maarten le seul humain à les détruire.
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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Lun 1 Déc - 22:43

"I am a good Protestant, and in the full sense of the term, for from the bottom of my soul, I protest against everything that is said, and everything that is done."

La difficulté est adaptée à votre niveau, hein.

La première mission ne lui avait pas permis un seul instant de démontrer le maximum de ses capacités. Tout au plus avait-il pu comprendre que retourner dans le passé lors d'une situation de crise n'était pas aussi simple qu'il l'avait prévu, et que l'orgueil et l'impatience avaient rendu le choc avec la réalité historique plus dur qu'il ne pensait. La réalité, elle donnait à Espagne tous les honneurs. Le simple fait de le voir assis dans la chaise à côté de la sienne avec cette expression d'agitation excitée du gamin qui va faire un tour de manège à sensations sans crainte aucune lui inspirait des bouffées de haine qu'il contenait avec toute la force que la bienséance et son éducation lui permettaient. Quelqu'un d'un peu rationnel et légèrement moins porté sur la rancune aurait haussé les épaules et tourné la page, mais pas lui. Cette rancoeur qui s'accumulait depuis de trop longues années ne disparaîtrait pas du jour au lendemain, et elle ne disparaîtrait certainement pas aujourd'hui. Aujourd'hui elle était décuplée et il espérait presque que la mission lui donnerait l'occasion de faire preuve impunément d'un peu de... violence physique. N'importe laquelle. Donnez lui une épée ou une paire de sabots en bois, ou n'importe quoi de contondant...

La salle du projet Revival disparut de son champ de vision et les murs froids furent remplacés par des pierres brunes et blanches, décorées de tapisseries voluptueuses, et lorsque le blond reprit le contrôle de ses sens, il leva les yeux pour admirer l'architecture grandiloquente de la voûte qui lui cachait la vue du ciel. Lentement, ses souvenirs et sa mémoire d'antan remplacèrent, surplombèrent les souvenirs de l'adolescent irritable de l'époque actuelle. Tout lui revint en mémoire tandis qu'il restait là, debout tout près de la nef, alors que des paysans et des riches manants se déplaçaient de part et d'autres de l'immense église ; leurs cris et leurs rires agressifs rebondissaient contre les murs de pierre et détruisaient le caractère sacré, solennel et silencieux qui faisait la spécificité des maisons du Seigneur.

L'Eglise. Cette sensation de n'être qu'une infime partie du monde créé par Dieu, d'être si petit, si faible et rester si humble devant l'omniscience du Tout-Puissant. Il avait l'habitude de lever les yeux vers les verreries colorées, à genoux, et de s'humilier sans rechigner. S'agenouiller et baisser les yeux devant une force à laquelle rien ne peut résister.
Il s'agenouillait devant Dieu, il ployait devant Espagne. L'image du brun couvert de soieries venues d'ailleurs, ses yeux autoritaires qui le couvaient de cette expression dédaigneuse et amusée que l'on n'accorde qu'à ses sous-fifres, qu'aux paysans qu'on saigne aux quatre veines avec forces taxes, ces gueux qu'on affame par faim d'or et d'argent ; c'était cette image qui se permutait à celle de Dieu. Réveillé la nuit par les tourments que lui imposaient les souffrances de son peuple et le désir sourd de révolte qui grondait en lui, il ne pouvait plus se contenter de rester les mains liées, à genoux devant un Dieu que lui imposait la Couronne d'Espagne pour mieux le soumettre.

De part et d'autre de l'église, des statues aux regards froids et morts le dévisageaient du haut de leur piédestal. La vierge Marie avec ses airs affectés semblait le jauger avec une pitié condescendante, et les autres idoles se gaussaient de lui. Le blond ressentit une vague de détermination le submerger, en serrant ses doigts autour d'une hachette lourde, dont il ressentait chaque gramme au creux de sa paume.

Il n'était plus le petit paysan frêle et travailleur qu'on lui avait forcé à être par le passé. Le plafond de l'Eglise ne lui semblait plus si haut.

Le son de ses talons contre le sol marbré jusqu'à la croisée du transept, puis le long de la nef, résonnaient de toutes parts dans l'atmosphère fermée de l'Eglise, et il marcha jusqu'à la belle statue de la Vierge que ses hommes venaient de faire descendre du mur, la déplaçant à plusieurs dizaines de mètres de son emplacement d'origine. La peinture sur sa robe pourpre s'écaillait, et elle semblait maintenant détourner les yeux pour ne pas fixer le blond en face.

Maarten : "C'est la crainte qui t'a fait courir si loin de ton poste ?"

La statue à qui il parlait d'un ton froid lui paraissait atrocement petite, faible, et insignifiante. Il esquissa presque un sourire, mais il entendit soudain des pas derrière lui, et il se retourna légèrement, même s'il se doutait de qui se trouvait là. Le saint sauveur de toute chose sacrée, et l'ennemi qu'il ne pensait pas attirer si vite à la rescousse de quelques morceaux de pierres taillées.

Maarten : "Espagne."
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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Sam 6 Déc - 19:33

Espagne n'eut pas l'impression de faire le mal quand son épée traversa le corps du premier hollandais qu'il croisa sur son chemin, comme du beurre. Il semblait à l'Antonio de l'académie qu'il était endormi, quelque part, très loin, que c'était un rêve, et que puisque c'était un rêve il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Il semblait à Espagne, cet Espagne grand, fort, enragé qu'il incarnait à cet instant qu'il faisait le bien tout au contraire, ces germaniques boueux étaient des hérétiques qui s'écartaient du droit chemin, mais si ce n'était que ça il aurait juste donné quelques légères punitions. Comme ce qu'il avait fait pendant des années, augmenter les taxes, fouetter un homme au milieu d'une place, mais là c'était trop, ce n'était plus les petites protestations vaguement timides, c'étaient du vandalisme, une provocation, c'étaient des animaux guidés par la folie, et pire encore la maison du seigneur était en train d'être brisée de tous les côtés.

Alors non, Espagne n'avait pas l'impression de faire le mal quand son épée traversa le corps d'un deuxième hollandais, il prit même un certain plaisir à rétablir la justice tout puissante qu'il symbolisait. Il était la vengeance divine et ils plieraient tous devant lui dans peu de temps. Les espagnols étaient mieux armés, mieux nourris et il ne doutait pas de sa victoire, même si entre temps les ravages seraient sérieux. Ça criait, des cris d'hommes principalement mais aussi des cris de quelques courageuses citoyennes hollandais hurlant pour la liberté. Femme, homme ou enfant leur sort serait le même ce soir, et à propos d'enfant il en cherchait un du regard, le petit Maarten qu'il avait pu rencontrer lors de la réunion avec Charles Quint, et il ne pouvait se rappeler de ce qui s'était passé avec lui entre temps. Où était-il ?

Le commandant Carriedo marchait rapidement au milieu de ce qui se transformait en bain de sang, il enjamba une statue à terre, furieux de la voir détruite, il observa les tableaux, les lustres, des œuvres d'art avant qu'elles aussi ne tombent et se brisent en mille morceaux, il enjamba le corps du prêtre catholique, mort, son chapelet à la main. La rage le prit au cœur, il esquissa le signe de croix en voyant une statue de la vierge, décapitée et hurla, se tournant vers ses hommes.

« EGORGEZ MOI LES AUTEURS DE CE BLASPHEME, JE VEUX RECONSTITUER TOUTES LES STATUES AVEC DES MORCEAUX DE LEURS CADAVRES. »

Les espagnols hurlèrent et triplèrent d'agressivité, blessés dans leur âmes, sûrs de servir le bien et Antonio observa le spectacle, sentant une satisfaction grandissante à chaque vie hollandaise arrachée, même si les bougres ne se défendaient pas trop mal.

L'église était grande, immense, bien plus grande qu'une petite chapelle normale et dans ce troupeau, trouver le mouton noir n'était pas si aisé, car il n'avait pas envisagé que le mouton noir avait autant grandi.

Antonio se dirigea vers lui, l'épée serrée dans la main.

Maarten : "Espagne."

Il continua de marcher jusqu'à s'arrêter, brandissant son épée dans sa direction. Un sourire s'afficha sur son visage, amusé, beaucoup trop amusé.

Espagne : « je t'attends Pays Bas. Viens, viens m'attaquer je ne peux plus attendre.  »

Il le fixa, un silence. Son sourire s'évanouit d'un coup pour laisser sa bouche se déployer et un rugissement grave du fond de la trachée résonner dans toute l'église.

Espagne : « ATTAQUE MOI. »
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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Dim 18 Jan - 23:01

"Nous serons pauvres et nous souffrirons la misère aussi longtemps qu'il le faut, comme une ville assiégée qui n'entend pas capituler, mais nous montrerons que nous sommes quelque chose."
Vincent Van Gogh


Il connaissait les risques d'une telle rébellion contre l'ordre établi. Ce n'était pas une petite dispute de pacotille avec quelques verres brisés, qu'il pourrait se faire pardonner avec un regard attendrissant et en acceptant une petite punition. Dépasser les limites à ce point ne serait pas pardonné, même avec des coups de fouet ou des mois entiers à l'ombre d'une cellule puante. L'Europe entière allait être secouée par ces événements, d'autres imiteraient cette furie de destruction qui s'était emparé des citoyens hollandais, et rien ne pourrait plus les arrêter maintenant. Même le grand empire de la couronne d'Espagne serait totalement impuissant face à une idée.

Le blond, debout au milieu des décombres et de la poussière, sous la lumière du soleil qui traversait les vitraux et colorait les marbreries, n'attendait qu'une chose à vrai dire : son cher et tendre maître, qui n'apprécierait certainement pas la petite plaisanterie. Ils n'avaient jamais eu le même sens de l'humour, de toutes façons. D'ailleurs, avaient-ils jamais eu quoi que ce soit en commun ? N'avaient-ils jamais eu de vraies discussions, l'avait-il jamais pris pour autre chose que pour un paysan incapable d'aligner trois phrases pour parler d'autre chose que de gadoue et de choux ? Lui marcher dessus avec ses bottes hors de prix et lui pomper son argent comme si tout lui était dû, en résumé, voilà tout ce que le hollandais retiendrait de lui maintenant. Rancoeur et dépit, déception et non-dits. Un sale syndrome de Stockholm, qu'on ne pouvait guérir que par les grands moyens. Quand on est sujet aux addictions, il n'y a que le sevrage radical qui soit efficace pour éviter le risque de rechute.

Espagne : « ATTAQUE MOI. »

Le bruit de ses pas et les hurlements des compatriotes du blond tués par la garde espagnole avaient précédé le roi, mais le hollandais n'avait pas pris la peine de se retourner complètement pour lui faire face. Il était bien trop absorbé par une statue qui se dressait fièrement sur un autel en face de lui. En quelques pas parfaitement mesurés, il s'approcha d'elle et la hachette entre ses mains lui parut si opportune qu'il esquissa presque un autre sourire. Pourtant, l'heure n'était pas à l'auto-satisfaction. Pas encore.

En un coup brutal, soudainement, il abattit son arme sur la statue qui vola en éclats, s'écrasant lamentablement sur le côté, abîmant le marbre des sols, éclaboussant d'une poussière pâle les soieries rouges. De ses doigts gantés de noir il essuya la courte lame lentement, de bas en haut, avant de tourner les talons sans se presser, pour toiser finalement l'espagnol.

Il pouvait le regarder de haut, maintenant.

Pays-Bas : "T'attaquer ? C'est déjà ce que je suis en train de faire."

Le mouton noir ou la poule aux oeufs d'or, dans tous les cas, le petit animal sauvage n'avait plus l'intention de se laisser dompter. Ses doigts se détachent lentement de la hachette qu'il jette nonchalamment sur le côté, avant de dégainer son épée.

Pays-Bas : "Mais comme d'habitude, tu n'en as pas encore eu assez."

Il ne lui fallut que quelques secondes pour traverser l'allée d'un pas vif et abattre violemment son épée en direction de son nouvel ennemi, un coup qu'il allait bien évidemment parer, malgré le recul que la furie hollandaise allait lui imposer. Loin encore d'atteindre la force de l'espagnol, leur duel ne semblait plus aussi inégal que par le passé. Des défaites contre lui, il en connaîtrait bien d'autres. Mais pas aujourd'hui.



A start, an end, a rise and fall
No system eternal and no one immortal
Creation; all must ends in destruction
We cannot change the fate of civilization

Start, end
We build up the symbols of power
Rise, fall
Constructs of a mortal mind
Life span
Conquer in our brightest hour
Mortal
But then we all must fall in time

Through space and time
We can't escape this paradigm

At the edge of the hellfire
It's the end of an empire
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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Mar 17 Fév - 17:55

The surrender to the power
Makes me born again
The fixation on every sign
I cannot explain


Allez, tout ça allait être vite fini, battre un paysan qui ne se nourrissait que de soupe et dont le dos été voûté et fatigué par tous les fagots qu'il devait s'efforcer de transporter en pataugeant dans la boue. Ça serait vite fini, un faible gamin pour un faible pays, froid, sale et qui sentait le poisson un faible pays qui n'avait que le mérite d'être gorgé d'or -son or- un faible pays qui n'était qu'un os à ronger jusqu'à la moelle. Comme pouvait-il penser que ses bras encore si minces pouvaient égaler la puissance destructrice d'un espagnol en plein âge d'or ? Ce dernier devait avouer que le paysan ne manquait pas de courage, et d'espoir, l'espoir était bien plus inquiétant que toute forme de courage, que n'importe quelle nouvelle arme, que n'importe quelle grande armada. Et ce fut de l'espoir qu'Espagne entrevit dans les yeux de Pays Bas au moment où leurs épées s'aiguisèrent l'une l'autre dans un bruit de fer. Un espoir enragé.

Il n'attendit pas et poussa de ses bras avec toute la force dont il était capable, devant lui, repoussant sèchement pays bas. Si l'âme d'Espagne n'avait rien à voir avec l'Antonio de l'académie son corps non plus. Ses muscles étaient puissants et sa carrure imposante, il brandissait une épée décorée de ses armoiries qu'il abattait violemment et sans effort en direction de l'apprenti révolutionnaire qui aurait à surmonter beaucoup d'épreuve avant d'arriver à ses fins. Espagne marchait sur les débris des statues, et la poussière rendait l'atmosphère affreusement étouffante dans un lieu aussi fermé.

Et pourtant même avec la plus grande armée du monde, qui allait maîtriser facilement ces petits vas nu pieds de hollande, même contre ce microbe aux cheveux blonds paille ébouriffés, Espagne n'était pas à l'aise. Il était affreusement en colère, il n'y avait plus ce sourire en coin de celui qui se prend pour un dieu, car ce n'était pas la première fois et certainement pas la dernière que les hollandais lui mettaient des épines dans le pied, il le sentait. La seule solution à une telle plaie était, comme le stipule la 1ère règle du conquérant : éradiquer le peuple entier si on ne veut pas qu'il se retourne contre soi. Il avait besoin d'eux pour l'or et ses finances il ne pouvait pas se permettre ça, mais à cet instant ce n'était pas l'envie qui lui manquait.

Son cœur tambourinait dans sa poitrine échauffée, Espagne avançait d'un air dangereux vers l'adolescent, enjambant les décombres et les corps qui se tordaient de douleur. Il abat de nouveau son épée, l’accable de coups rapides, à peine inquiet par ceux que Pays Bas pourrait lui renvoyer : il est habillé de loque contre un cruel empire à l'armure quasi invincible. Les statues semblent tomber autour d'eux, silhouettes de marbre qu'eux deux seuls peuvent admirer avant qu'elles ne redeviennent poussière, loin, plus loin dans le présent. Mais Antonio a autre chose en tête à présent que la mission, c'est de faire payer à cet avorton, ce n'est plus une question de politique et de pouvoir, ni même de religion, c'est son ego qui a mal à cet instant, et un autre sentiment indescriptible qui fait battre agréablement son cœur quand il réussit à faire violemment échapper des mains son épée à Pays Bas. Un violent coup de pied dans le ventre envoie le blond au tapis dans un nuage de poussière épaisse.

Il y a des cris d'hommes et de femmes, la puissante garde espagnole n'a pas de mal à tenir les hollandais, mais le chef brun sait que la même scène est en train de survenir dans tout le pays, cette chapelle est mise à sac et c'est une victoire suffisante pour le jeune van Galen. Antonio baisse les yeux vers lui, seuls des feux éclairent la chapelle baignée dans la poussière de marbre et de pierre. Il attrape alors pays bas par les vêtements et le traîne agressivement sur le tapis rouge jusque devant le choeur. Il le balance et se plaque au dessus de lui, attrapant ses cheveux pour l'obliger à relever la tête devant l'immense statue de Jésus Christ éventrée qui les observe d'un air miséricordieux

« Comme j'aimerais te planter là haut, à la place de notre Seigneur Jésus Christ, mais ça serait trop d'honneur pour toi. »

« Non, ce que je vais faire à la place c'est augmenter les impôts, vous couper les ailes et te regarder te débattre dans la boue comme tu l'as toujours fait. »


antonio glisse sa main sur le menton de Maarten, le serrant violemment, le visage contre sa joue, ses dents serrées lui soufflent méchamment sur la peau.

« Comment est ce qu'il faut que je te prouve que tu es à moi et que tu le seras à jamais ? »


It's a vice of gold and dreams
You try to escape from
But you surrender to the power
To the only way
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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Lun 6 Avr - 2:02


Is it a human trait, or is it learned behavior
Are you killing for yourself, or killing for your savior?




La mission lui paraissait bien lointaine maintenant, floue, aussi floue que l'atmosphère qui l'entourait et l'étouffait, toute cette poussière et cette destruction qui éveillaient en lui des instincts plus féroces encore. Il n'avait pas ployé devant les assauts d'une mer déchainée qui cherchait à l'éradiquer, il n'avait pas ployé devant les rudesses d'un climat rugueux qui cherchait à l'empêcher de prospérer, il n'avait pas ployé devant la famine, la boue, la faiblesse, la maladie et l'indifférence générale. Il ne ploierait pas devant un peu de poussière, quelques coups d'épée et un Dieu qui avait depuis longtemps cessé de les protéger et au nom de qui le cruel empire espagnol exterminait des hérétiques qu'il choisissait pour des raisons toutes politiques. Le sang qui coulerait dans ses rangs maintenant coulerait uniquement pour sa quête vers l'indépendance et la gloire qu'il voulait fouler lui-même du pied avoir été un spectateur pendant des siècles. Les statues tombaient de leurs piédestals dans un fracas assourdissant quand les hollandais qui luttaient contre les soldats ibériques parvenaient à les arracher à leurs socles, et chaque idole détruite renforçait la détermination du hollandais. Les sermons calvinistes en plein air qui avaient motivé les populations à se soulever contre le catholicisme corrompu des espagnols résonnaient encore dans sa tête et quand son épée s'échappa de ses mains il la suivit des yeux rapidement, avant de se re-concentrer sur Espagne, le regard toujours aussi dur et sans qu'une once de crainte ne vienne le déstabiliser.  

Il savait que vaincre son empire espagnol aimé et haï ne se ferait pas en un jour, il savait qu'il ne le mettrait pas à genoux devant lui avec une seule révolte, et finalement il ne savait même pas s'il y parviendrait un jour : mais il n'avait plus peur. La haine insufflait des forces insoupçonnées à n'importe quelle nation en devenir qui ne pouvait plus souffrir les outrages qu'on lui imposait.

Malmené par l'espagnol, une douleur sourde affaiblissant tout son organisme et des courbatures désagréables tendant ses muscles, il serra les dents, trop digne pour se débattre, trop faible pour s'échapper ; quand l'autre l'obligea à lever les yeux vers la figure squelettique et angoissante d'un Christ torturé, il sentit brutalement toute la puissance sanglante de cette Eglise qui construisait sur le labeur de ses paysans d'immenses cathédrales mégalomanes pour rappeler au peuple sa petitesse, sa faiblesse et la vacuité de son existence. Les vagues déferlantes d'un passé proche et dégoulinant de viscères et de chairs brûlées au nom de Dieu l'assaillirent et sa haine s'en trouva renforcée : salir ainsi le nom du Créateur et ses sujets, par ambition et désir de puissance... Espagne s'était perdu quand il avait perdu la foi et que l'or avait emporté son âme. Le chapelet autour de son cou n'était plus qu'un artefact qu'il portait pour feindre la piété.

Espagne : « Comme j'aimerais te planter là haut, à la place de notre Seigneur Jésus Christ, mais ça serait trop d'honneur pour toi. »

Le blond se débattit, grognant, en entendant la menace mais la poigne de l'espagnol avait raison de ses muscles affaiblis et il était contraint de rester là, à regarder cette statue qui lui sembla plus immortelle qu'il ne le serait jamais.

Espagne : « Non, ce que je vais faire à la place c'est augmenter les impôts, vous couper les ailes et te regarder te débattre dans la boue comme tu l'as toujours fait. »

La haine plantait des lames dans ses entrailles comme l'auraient fait une centaine d'épées aiguisées et chaque mot que prononçait l'espagnol était un affront de plus. Maintenu fermement contre son gré, le jeune révolté ne pouvait que serrer les poings quand l'espagnol lui broyait le menton en parlant tout contre sa peau poussiéreuse et ensanglantée, juste le temps de retrouver quelques forces.

Espagne : « Comment est ce qu'il faut que je te prouve que tu es à moi et que tu le seras à jamais ? »

Sans baisser les yeux, sans trahir autre chose par son attitude qu'un mépris profond et une détermination sans faille, l'incarnation des futures Provinces-Unies adressa à son vis-à-vis le regard le plus froid et le plus incisif possible, un regard qu'il n'aurait jamais osé lui lancer par le passé, et le seul regard qu'il lui lancerait pour les siècles à venir.

Pays-Bas : « Regarde autour de toi. Regarde chaque idole qui tombe et qui s'écrase en mille morceaux sur le sol de ton église. Regarde-moi. »

Profitant de la garde baissée de son rival, et d'un mouvement soudain et agressif, il parvint à se dégager de son emprise en le repoussant sans vaciller ; il inversa leurs positions, pour quelques secondes uniquement peut-être, mais assez longtemps pour montrer à l'empire ennemi qu'il n'avait plus le dessus, qu'il n'était pas indétrônable, et qu'une de ses nations vassales ne serait plus jamais à son service. D'une poigne brutale, il aplatit l'espagnol contre le mur de la chapelle et le considéra avec un dédain tout germanique, son coeur et son expression aussi froides que la pierre.

Pays-Bas : « Tu tombes en poussière et je reste debout. »

Chaque seconde qui passait marquait le début de la fin de la soumission des Pays-Bas du nord à l'égide de la couronne espagnole.

Pays-Bas : « Je n'ai plus envie de t'appartenir. »


Underneath it all, we’re just savages
Hidden behind shirts, ties and marriages
How could we expect anything at all?
We’re just animals still learning how to crawl
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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Sam 30 Mai - 17:48



A vrai dire tout ça n'était qu'une sorte de jeu pour Espagne, les paroles que proférait pays bas, Antonio ne les prenait pas au sérieux, sa parole n'avait aucune légitimité, il n'avait d'ailleurs aujourd'hui fait que l'égratiner, et encore. Une égratinure était tout de même un sacré affront, à lui comme à Dieu, l'espagnol se sentait investit de la mission divine de punir cet hollandais érétique de la pire des façons, il n'y avait pas à hésiter, il n'y avait pas de scrupules à avoir, le visage en miettes de la Sainte Vierge qui gisait par terre lui donnait à cet instant tous les droits.

Et à quel point il était bon ! Il se sentait coupable. C'était bien de sa faute s'il avait recueilli le jeune paysan blond dans ses colonies, c'était lui qui lui avait donné les moyens de construire des digues solides, lui qui l'avait sauvé de la mort imminente et voilà comment le jeune lion le remerciait. Pardonne leur père, car ils ne savent pas ce qu'ils font.

Pays bas eut une sorte de regain de confiance à ce moment, comme s'il savait soudainement qu'à partir de ce moment c'était tout ou rien, et quelque chose se joua à cet instant précis. Il se dégagea de l'emprise de son maître et le plaqua directement contre le mur de la chapelle, Espagne ouvrit des yeux ronds, surpris, fous, bouillonnant d'une colère dévastatrice alors qu'il se tenait face à un mur froid qu'était en train d'ériger le hollandais là maintenant tout de suite. Un mur qu'il construisait pour le séparer de lui, Antonio glissa les mains autour de ses poignets pour les écarter rapidement de lui même s'il du utiliser toute sa force pour se faire, Maarten avait les traits d'une statue de granit, calme, impassible, éternelle.


Pays-Bas : « Je n'ai plus envie de t'appartenir. »



Espagne n'eut soudain plus envie de jouer.

Espagne : « Peut être mais tu m'appartiens. »

Il dégagea complètement le hollandais, l'attrapa par le col et le plaqua à son tour contre le mur, le frappant contre celui ci, essayant de briser ses os contre la paroi glaciale afin qu'il ne puisse plus ne serait ce qu'utiliser un seul de ses muscles. La pensée de le crucifier sur une croix le prit, ou l'enfermer dans un cachot sans boire ni manger. Un pays peut survivre longtemps ainsi mais la douleur, elle, est bien là.

Espagne : « Je vais t'apprendre ce qu'il en coûte de tenir tête au Royaume d'Espagne »

L'espagnol tira le hollandais du mur et le jeta sur le sol, se précipitant ensuite sur lui pour le ruer de coup de pieds, il faisait à cet instant preuve d'une telle violence que c'était un aveu de la peur qu'il ressentait de voir son royaume s'effondrer, de voir ses colonies se rebeller. Il n'y croyait bien sûr pas, ou plutôt refusait de se l'avouer et la force avait toujours été la seule manière d'obtenir les choses dans ce bas monde. Les faibles subissent, les forts gagnent, et le monde appartient à ceux qui abattent tous les plus forts, ce n'était pas cet avorton qui allait le rabaisser il le refusait, et chacun de ses coups voulaient le lui démontrer : il ne serait jamais libre.

Il ramassa une pierre qui traînait par là, un morceau de statue que le hollandais avait osé briser. Espagne jeta un coup d’œil horrifié à la statue et décida qu'il allait lui rendre la pareille. Il se dirigea vers le blond et commença à le frapper avec la pierre, à la tête si possible, et c'étaient des yeux déments couleur péridot gorgés de sang qui fixaient le germanique à cet instant. Il briserait son visage insolent et tous ses rêves illusoires de liberté et d'indépendance. Mais la pierre devint soudain lourde et sembla le tirer en arrière, les dalles de la chapelle tombèrent dans un fracas assourdissant, les statues en morceaux roulèrent dans cette faille sortie de nulle part et il sembla à Antonio qu'il était leur semblable, obsolète.



Espagne aurait pu continuer longtemps comme ça si les instituteurs n'avaient pas décidé de mettre à terme la mission, qui en réalité s'était déroulée à merveille malgré le fait qu'ils ne pouvaient pas laisser Maarten endurer une telle souffrance même si cette dernière était factice. Antonio cligna des yeux, les statues de marbres avaient été troquées par les silhouettes bienveillantes des professeurs et techniciens.
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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2 Dim 31 Mai - 12:01






"
Hay un alma que esta herida
que se derrama en cada vida
que se contempla en los espejos de la carne
Y no se dobla ni se rinde

"




[Espagne est le premier ramené à la réalité, suivi quelques minutes après par Pays-Bas. Les informations de leur mission apparaît sur l'écran face à eux.]

Maarten Van Galen : Votre performance a été évaluée à 16/20 selon les algorithmes. Vous gagnez 8 points.
Antonio Fernandez Carriedo : Votre performance a été évaluée à 13/20 selon les algorithmes. Vous gagnez 7 points.

La mission a été menée à bien, félicitations.

Veuillez vous retirer après vos 15 minutes de discussions réglementaires.

[Les professeurs leur donnent à boire et s'en vont, pour leur laisser le temps de discuter et d'analyser leur performance. Ils ont droit, comme tous les participants, à 15 minutes seuls dans la salle.]





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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Espagne] Beeldenstorm (Iconoclastic Fury) - Mission 2

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