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[PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1

 
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MessageSujet: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Dim 7 Sep - 17:31






"
It's another time, it's another day
Numbers they are new, but it's all the same
Running from yourself, it will never change
If you try you could die

"




Citation :
"Messieurs,

Dans le cadre de la recherche et de votre cursus scolaire, vous êtes convoqués à une quête du Projet Revival, salle PR, à 16h mardi 9 septembre. Mr Fernandez Carriedo Antonio sera dispensé du cours de géographie et Mr Van Galen Maarten sera dispensé du cours de droit international ce jour.

Vous serez encadrés par un professeur disponible à cette heure.

L'intelligence artificielle vous donnera les détails de votre mission sur place.

Cordialement,

L'administration."

[Un écran au milieu de quelques appareils laisse apparaître le visage désincarné d'un vieil homme à l'air rassurant. Il s'agit du visage de l'intelligence artificielle du Projet Revival. Il est teinté de bleu mais la qualité de l'image et le mouvement des lèvres est très réaliste.]

Bonjour messieurs.

Veuillez prendre en compte les mesures de sécurité indiquées sur le règlement.
Si vous êtes malades, fatigués, blessés, ou autre, veuillez le préciser à votre professeur qui décidera ou non si vous êtes aptes à travailler.
Vous serez notés à la fin de cette mission.

Installez-vous sur les couchettes et placez votre tête et votre bras dans les zones appropriées.
L'écran sur votre gauche vous indique la date à laquelle vous allez être envoyés.

[l'écran affiche "1549. Europe. Bruxelles."]

Votre mission consiste à participer à la rédaction de la Pragmatique Sanction et parvenir à identifier les 17 provinces qui composaient les Pays-Bas à l'époque.

Nation présente dans la situation et non-incarnée : Belgique.


[ http://fr.wikipedia.org/wiki/Pragmatique_Sanction_%281549%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dix-Sept_Provinces ]

La synchronisation commencera dans trois... deux... un....





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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Lun 8 Sep - 12:02



  • L'académie avait des allures futuristes, on avait l'impression en rentrant dans cette grande salle insonorisée, stérilisée, d'entrer dans un vaisseau spatial. Des allures futuristes pour un projet qui consistait au contraire à retourner dans le passé, il y avait là un paradoxe amusant et au final c'était la seule chose qu'Antonio remarquait, à part aussi que ça lui faisait penser à un hôpital. Tout était carré, droit, lisse, blanc et bleu pâle. Probablement que dans le futur à la suprématie définitive d'Apple tous les appartements ressembleraient à ça. Vers le milieu il y avait des couchettes dont la couleur tranchaient avec le reste, et des tas d'appareils électroniques, des ordinateurs et des écrans entouraient un siège à côté, probablement destiné au superviseur du voyage.

    C'était la première fois qu'il entrait ici et ça lui donnait déjà des frissons. Auparavant Antonio avait été ravi de la nouvelle : une machine à remonter le temps ! C'est génial ! Complètement perché mais ça promettait d'être intéressant, il s'était immédiatement imaginé en costume d'époque partant à l'aventure explorer les terres de nouveau inexplorées. Mais maintenant une sensation de froid l'envahissait, cet endroit était glacial et inquiétant, comme si on savait très bien que plusieurs choses se passeraient ici. Comme porté de souvenir mais à l'envers. Oooh, ça lui donnait mal à la tête. L'espagnol se ressaisit, oubliant les sentiments que lui donnaient cet endroit et il partit s'asseoir sur la couchette quand les professeurs lui en firent signe.

    Pays-Bas était également là, ils ne parlaient pas, la seule préoccupation pour l'instant était d'écouter les consignes et de se détendre. Les adultes avaient l'air excessivement impatient de les envoyer dans le passé cela se sentait au ton de leur voix même s'ils essayaient de le cacher et de bien leur dire si lui et le hollandais ne se sentaient pas en forme aujourd'hui etc. Plusieurs consignes, plusieurs prises de tension, des pulsations plusieurs réglages d'appareils, de mises en routes plus loin et il semblait qu'ils étaient aptes à faire un saut dans le passé. Espagne déglutit en regardant le plafond, son cœur battait la chamade, d'excitation et d'un peu d'appréhension aussi, mais plus d'excitation, terriblement curieux de voir à quoi ça ressemblait même si pour l'instant cette mission avait des allures d'opération chirurgicale...

    « n'oubliez pas votre mission, identifier les 17 prov... »

    La voix du professeur sembla soudain s'évanouir lentement et disparaître dans un brouillard blanc, comme si cet endroit n'était pas assez blanc... Antonio si mit immédiatement à lutter contre la torpeur qui l'envahissait mais il plongea. Il plongea dans un brouillard blanc et le laboratoire disparut complètement pour le laisser dans une immense salle encore plus blanche que le labo. Antonio regarda de tous les côtés. Il n'était même pas sûr que ce fut une salle. Ça ressemblait à un désert sans sable... il avança pour tenter de voir quelque chose mais l'horizon était le même partout. Il se demanda si il y avait eu un bug dans leur machine ou si tout ça était normal. Il entendit soudain des échos qui semblaient parler une autre langue. Puis un il eut l'impression d'être violemment projeté.

    « …. »

    Le décor avait changé.

    « Señor España ? »

    Antonio cligna des yeux, il était ballotté de tous les côtés, un paysage défilait devant ses yeux, il fronça les sourcils et tourna la tête. Un homme barbu au nez long et fin, plutôt bel homme mais d'un certain âge, se tenait assit devant lui, il était richement vêtu et ses habits ornés de décorations. Il le regarda un instant, son état d'esprit avait complètement changé. Comme s'il venait de se saouler à l'alcool mais sans être ivre.

    « Nous arrivons. »

    L'homme esquissa un léger sourire, attrapa ce qui semblait être un recueil de plusieurs documents et le carrosse s'arrêta. Il descendit et Espagne le suivit. Ils étaient arrivés dans la cour d'un immense bâtiment, probablement important vu son style et sa taille, de nombreuses personnes étaient là et tournèrent soudain la tête vers eux quand un homme muni d'un casque sous le bras souffla dans une trompette puis s'écria :

    « Messieurs !!!! Le royaume de Castille, Navarre, Aragon et des Asturies j'ai nommé El Reino de España et son altesse l'archiduc d'Autriche, prince des Espagnes et empereur du Saint-Empire Romain Germanique, empereur des romains ; Charles Quint ! »

    Des applaudissement retentirent.
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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Mar 9 Sep - 22:22

Il n'aurait pas réussi à décrire les émotions paradoxales que lui inspiraient cette nouvelle étape dans leur cursus scolaire. L'appréhension oppressante d'une visite chez le dentiste quand une petite carie fourbe s'est immiscée dans votre dentition et qu'une piqûre douloureuse sera de rigueur, ou l'excitation d'un gamin de huit ans qui va pour la première fois partir à l'étranger sans ses parents en voyage scolaire. Une inquiétude diffuse, son instinct de survie et son cynisme sur cette histoire de retour dans le passé l'empêchaient de profiter de l'instant et d'y voir le moindre intérêt positif.

La présence d'Espagne ne rendait pas l'expérience plus plaisante. Elle démultipliait son mauvais pressentiment. S'ajoutait au stress de la première fois dans la machine le besoin impérieux d'impressionner, d'être meilleur que l'autre, d'être meilleur tout court. L'esprit de compétition ferait toujours plus de ravages dans l'esprit hollandais que n'importe quel autre concept.

Les dix-sept provinces ? Parfait. Ayant bien enregistré les consignes, il lui paraissait hors de question d'en dévier ne serait-ce qu'une seule seconde. Son esprit cartésien découpa ses pensées en cases et rangea le stress et la mauvaise humeur dans un coin, pour ne se concentrer que sur l'efficacité et la rentabilité de son temps. Le décor changea autour de lui, laissant place à une immensité vide qui lui donna le tournis quelques instants, avant qu'il ne ressente une impression d'être aspiré par une force contre laquelle il ne pouvait lutter et qu'il ne visualise enfin le monde qui l'entourait. Où étaient les couchettes ? Disparues. L'odeur de métal et de plastique de la salle ? Disparue.
Plus rien de son environnement ne ressemblait à ce qu'il avait connu jusque là.

L'immensité d'un bâtiment aux murs tapissés de draperies aux décors épiques, de tableaux luxueux dans des cadres dorés, des tables gigantesques, des couloirs et des baies vitrées qui le faisaient se sentir terriblement petit. Et petit, il l'était. Il réalisa qu'il devait lever le museau pour observer les adultes poudrés et bien habillés qui marchaient rapidement dans tous les sens en déblatérant des paroles qu'il ne comprenait pas. Il regarda ses mains, ses toutes petites mains blanches, et il tourna la tête pour remarquer qu'une des deux était occupée par celle, plus petite encore, de sa petite soeur, qui fixait droit devant elle sans rien dire, l'air pétillante d'impatience.

Le petit hollandais ouvrit des yeux ronds et son cerveau parvint enfin à accepter la réalité autour de lui : Bruxelles, 1549. Tout lui paraissait étranger. Même l'odeur était différente. Il fut pris d'une violente douleur à travers la colonne vertébrale, comme si un poids s'abattait sur lui. Il ne se serait pas cru si fragile, si sensible, et si mauvais à ce petit jeu de voyage dans le temps. La machine semblait vouloir le rappeler à la réalité actuelle et il eut toutes les peines du monde à ne pas commencer à y voir flou et s'abandonner pour retourner dans son corps d'un mètre 83.

Je ne peux pas échouer alors que je n'ai même pas encore fait un seul pas.

Soudain, la petite Belgique tira sur sa main et baragouina quelque chose dans un flamand ancien qui lui paraissait atrocement flou, avant de le forcer à venir avec elle jusqu'à la grande porte d'entrée qui donnait sur la cour. Le blond eut un mal fou à prendre le contrôle de ses petits membres et tituba à moitié, jusqu'à ce que la petite lui impose de s'arrêter. Dehors, on annonçait de la visite.

Belgique : "Ca fait si longtemps qu'il n'est pas venu nous rendre visite !"

Il sursauta en comprenant soudain ce qu'elle disait. Pourquoi avait-elle l'air si heureuse ? Son attention fut rapidement captée par les personnages illustres qui descendaient du carrosse.
Quelque chose dans sa poitrine se mit à brûler. Quoi ? De la ...satisfaction ? Affection ? Admiration ? Timidité ? Ce flot ininterrompu de sentiments désagréables l'empêchait de réfléchir. Ce n'était pas lui qui ressentait tout ça. C'était l'Autre. L'autre lui. Le petit hollandais du XVIeme siècle qui venait de poser les yeux sur le Royaume d'Espagne, beau, immense, richement habillé, et dont le charisme effaçait celui de tous les autres hommes barbus et parés d'or qui paradaient à ses côtés.

Ce n'étaient pas ses sentiments et il refusait de les accepter. Il eut l'impression soudain d'être si petit, si faible, et si dépendant qu'il s'en sentait malade.

Seulement il refusait d'échouer déjà. S'il ne se ressaisissait pas tout de suite, la machine l'éjecterait, et il le savait. Sa frustration d'être renvoyé à cette époque où son existence n'était que le fruit de quelques mots sur des paperasses ne gâcherait pas sa mission. Son infériorité critique face à cet imbécile d'espagnol dont le sourire assuré ornait le visage ne le ferait pas perdre.

Il tiendrait.
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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Mer 10 Sep - 16:08

    La sensation que lui inspirait la machine ? La puissance.

    Antonio se sentait ...important. Tous les regards se tournaient vers lui et vers Charles Quint, on lui souriait, on se mettait au garde à vous à son passage, les gens le regardaient..il avait même l'impression d'être plus grand... plus imposant. Peut être était ce juste dû aux vêtements qu'il portait après tout ? Des froufrous autour de ses poignets, de grandes bottes à mini talons, un chapeau imposant et une sorte de drapé rouge autour des épaules...
    La machine lui donnait mal à la tête pourtant, le brun sentait que s'il fermait les yeux un peu plus d'une seconde il tomberait dans un brouillard d'où il ne serait pas possible d'échapper, c'était comme si son cerveau faisait un rejet de ce qu'il voyait devant lui.

    Tant de sensations étranges, douloureuses et incroyables tout à la fois avaient de quoi faire perdre la tête à tous ceux qui utilisaient la machine PR pour la première fois. Mais il luttait. Pas question de s'évanouir et de rater la mission devant Pays Bas qui l'avait si mal considéré ces derniers jours.

    Pays Bas.

    Pour la première fois il ressentit une sorte.... de mépris. Pour Pays Bas. Il fallait croire que ses sentiments pour lui étaient influencés par la machine car il ne pensait pas de mal du blond à l'académie. Mais l'académie était loin à ce moment là, géographiquement et historiquement.

    Espagne marcha d'un pas assuré vers le palais, il ne porta qu'une maigre attention à la foule qui l'acclamait lui et l'empereur du saint empire romain germanique et ne remarqua même pas les deux petites bouilles blondes quand il passa devant eux. Et à vrai dire il ne réfléchissait même pas à essayer de trouver Maarten... ça...lui était égal.
    La seule chose qui le poussait n'était même pas la mission au final, c'était juste la curiosité, comme c'était étrange de se retrouver ici, l'air en lui même n'avait rien à voir du monde d'où il venait. Cet endroit n'était pas réel mais l'air qu'il respirait ne lui avait jamais semblé aussi pur.


    __________

    Ils marchèrent, guidés par d'autres, suivis par d'autres, jusqu'à une immense salle à l'intérieur du palais, on organisait des groupes, on indiquait à des personnes et personnalités de s'asseoir ou rester debout ci et là. Lui occupait visiblement une place de choix, bien en vue sur un trône de bois à côté de Charles Quint, d'un jeune homme qui lui ressemblait et d'autres espagnols. Une fois que tout le monde fut à sa place un homme bossu à l'air sévère ouvrit ce qui ressemblait à un procès ou un débat.

    La pragmatique sanction de 1549 qui allait décider de la division des provinces unies et de la succession de charles quint.
    Il ne voyait toujours pas le petit Maarten parmi tous ces adultes assoiffés de terres.
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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Mer 10 Sep - 16:39

Devant ses yeux ébahis défilaient des hommes tous plus impérieux les uns que les autres. Il levait le visage, à s'en tordre le cou, pour les regarder tous, en détail : leurs chevelures étranges, ces tissus et ces étoffes luxueuses qui leur donnait des airs d'oeuvres d'art ambulantes, ces odeurs enivrantes : le passé en chair et en os, à portée de main et de regard.

Il se fit bousculer ; on traitait la petite blonde avec maints égards, mais lui n'était qu'un petit paysan en sabots au milieu de ce rassemblement de riches seigneurs. Elle lui attrapa la main pour l'empêcher de tomber et l'obligea à la suivre d'un pas vif jusqu'à la grande salle de réunion. Des fauteuils cossus entouraient de longues tables somptueusement décorées. Chaque seigneur prit place, et le petit hollandais eut toutes les peines du monde à s'asseoir : il n'arrivait pas à trouver la pleine maîtrise de ce nouveau corps, et l'accumulation d'informations lui donnait mal à la tête.

Le souffle court de tant d'adrénaline, à la fois la sienne et celle du petit hollandais du passé, il décida de se concentrer sur sa mission : identifier les différents hommes présents. Charles Quint, il n'osait pas le regarder. Quelque chose l'en empêchait : la modestie et l'humilité du gamin qu'il était à l'époque, certainement. Impossible de reconnaître les autres : ils se ressemblaient tous, plus ou moins gros, plus ou moins richement vêtus, plus ou moins laids...
Il s'efforçait de ne pas faire attention à Espagne, mais là encore, le gamin du passé avait décidé du contraire.

A l'admiration se mêlait une sorte de tristesse diffuse qu'il ne parvenait pas à identifier : Belgique à côté de lui semblait ravie d'être ici, mais il ne la comprenait pas. Espagne ne venait-il pas de leur montrer un dédain et un mépris indigne de ce qu'on pourrait qualifier de père ? De grand frère ? De modèle, de protecteur ?

Ou tout simplement de maître.
Dominant la tablée aux côtés du roi, l'espagnol faisait montre de pouvoir et d'un calme prétentieux. Il ne lui accordait pas un regard, pas une attention, pas le moindre signe que l'espagnol imbécile de l'académie ne s'était pas fondu dans le Royaume d'Espagne.

Comme d'habitude, il ne se préoccupait pas de son existence. Pourtant il allait bien devoir le faire, maintenant. Maintenant qu'il allait hériter de Belgique et de lui, maintenant qu'il allait devoir s'occuper d'eux. Peut-être montrerait-il enfin son côté paternel et affectueux à ces deux gamins blonds qui pouvaient lui apporter richesse et amitié. La confiance que le hollandais du passé portait à ce grand homme puissant et insensible impressionnait Maarten. Pourtant, il sentait leurs deux coeurs battre à l'unisson et bientôt il eut du mal à faire la différence entre ses sentiments et ceux de l'autre.

On annonça les différents seigneurs présents, malheureusement le jeune blond n'écoutait pas : trop perdu dans ses rêveries et dans l'intensité du moment, les yeux vert d'eau rivés sur Espagne.
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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Ven 12 Sep - 10:29

Tous les regards porcins de cette salle n'attendaient qu'une chose, savoir si ils allaient pouvoir obtenir un peu de pouvoir avec cet édit. Ce petit duc ci souhaitait voir son titre renouvelé avec quelque nouveau petit avantage grâce à l'édit que Charles Quint allait prononcer. Il était surtout important pour les petits chefs germaniques du saint empire et des provinces hollandaises que la réunion d'aujourd'hui était des plus importantes : c'est que l'avenir de certains était en jeu, leur terres, leur peuple, même leur famille, rien ne serait la même chose après deux trois mots écrits sur deux trois bouts de papier. C'était ça le pouvoir. Antonio le sentait s'infiltrer dans ces veines comme si on lui avait imposé une piqûre invisible, l'Espagne du passé pouvait tout faire et lui, petit Antonio qui n'avait rien été d'autre dans sa vie qu'un garçon normal n'arrivait pas à résister à ce que la machine était en train de lui procurer comme sensation. Même si pour la première fois c'était dur de tenir la tête et qu'il lui semblait qu'il allait s'évanouir toutes les 20 secondes, il sentait que son sang lui réclamait de rester encore un peu parce que c'était trop bon de voir tous les visages le regarder avec tant d'admiration.


A ce moment Charles Quint, et lui même, le Royaume d'Espagne étaient littéralement les dieux de ce groupuscule angoissé un peu plus à chaque seconde des paroles qu'ils pourraient prononcer. Mais Charles Quint était un homme intelligent, la terreur n'était pas l'arme avec laquelle il récupérerait ses terres, sa tendre enfance lui avait enseigné l'art de l'administration et des manœuvres habiles, mais aussi les batailles. Aujourd'hui il récupérerait de nouvelles cartes, bien méritées après une existence lourde qui l'avait laissé un peu fatigué. Il assurait la relève.

Dans tous les cas il était le maître incontesté et on lui devait le respect.


Ce n'est que quand, enfin, on prononça le nom des deux petits qu'Antonio les aperçu. Des adultes pressèrent les enfants de se joindre aux rédacteurs et d’apposer leur signature ça et là, leur refourguant un vieux stylo neuf dans leur petites mains.
Ça y est. La mort des provinces indépendantes étaient signées, ce n'était qu'à ce moment que Pays-Bas et Belgique existaient, juste parce que d'autres en avaient décidé ainsi et que lui Espagne l'avait accordé.
Qu'est ce que ça faisait d'exister seulement en étant soumis à un autre ?

Antonio ouvrit de grands yeux en regardant pays bas... il était...minuscule par rapport à d'habitude, lui qui à l'académie le dépassait de loin,... Espagne en eut une horrible envie de rire, il ne savait pas s'il trouvait ça juste amusant et mignon ou si ça lui faisait réellement plaisir.

Les notaires gras paraissaient contents d'eux, ils annoncèrent que tout était en règle, il y eut des applaudissements timides, on se leva des sièges pour aller parlementer dans plusieurs salles, des groupes se formèrent ça et là pour discuter des procédures spéciales et détaillées, leur vie et leur destin se régleraient maintenant et le reste de l'assemblée s'en moquait éperdument.

Charles Quint posa sa patte sur l'épaule d'Espagne lui indiquant qu'il les laissait entre pays. Entre créatures semblables visiblement. Non humain.


Espagne observa les deux petits germaniques, Hansel et Gretel face à leur bourreau.


« …. Comme tu es...petit Holanda. »



C'était tout ce qu'il avait à dire. Un sourire amusé s'afficha sur son visage. Et il avait complètement oublié la mission.
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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Mer 17 Sep - 15:38

Some legends are told
Some turn to dust or to gold
But you will remember me
Remember me for centuries
And just one mistake
Is all it will take.
We'll go down in history
Remember me for centuries
Remember me for centuries

Un éclair de lucidité traversa le petit crâne du hollandais quand il réalisa que la salle se vidait lentement de tous les messieurs pomponnés, et qu'il n'avait pas eu la présence d'esprit de prendre la moindre note. D'un autre côté, il n'avait pas vu devant lui sur la table de parchemin ou de plume. L'avait-on oublié de plein gré, ou bien l'art de l'écriture lui était-il inconnu à cette époque ? Rapidement, avant que les adultes n'aient terminé toutes leurs conversations, il se releva et s'appuya sur la table pour aller s'emparer de la plume de son voisin qui lui adressa une œillade outrée. Etalant maladroitement de l'encre partout, il ne s'en préoccupa pas une seule seconde, toute son énergie soudain focalisée sur sa mission.

Malheureusement, la plume lui parut étrangère. Entre ses doigts, un bâtonnet à fanfreluches, couvert d'eau bleue qui coulait, et sur le parchemin il ne parvint qu'à tracer des lignes tremblotantes. Il ne savait pas écrire. La petite blonde à côté de lui posa de nouveau sa main sur son bras en le couvant d'un sourire attendri, quoiqu'un peu surprise.

Belgique : "Qu'est-ce que tu fais ?"

Une migraine brutale s'empara de lui, brûlant du bas de sa nuque jusqu'au sommet de son crâne : ne fais rien d'idiot, ne fais rien d'inconsidéré, ne te fais pas remarquer. Il se l'était pourtant répété plusieurs fois avant la mission, s'il attirait davantage l'attention sans raison apparente et avec son niveau de synchronisation il se ferait trop rapidement éjecter. Il rendit le matériel à son voisin qui s'en alla en levant les yeux au ciel et le blondinet tenta de s'essuyer autant que possible à la nappe, rassurant rapidement sa sœur d'un hochement de tête plus timide qu'il n'aurait voulu. Comme si ses cordes vocales refusaient de débiter plus de trois mots de la journée et comme si regarder quelqu'un dans les yeux sans lancer des dagues avec ses prunelles risquait lui faire du mal physiquement. Il détesta cette sensation.

Un silence agressif lui rappela qu'ils se trouvaient maintenant seuls dans la pièce, seuls entre Nations. Il tenait à peine sur ses jambes quand le grand brun s'approcha d'eux, et il eut toutes les peines du monde à cacher ses mains bleutées derrière son dos, le regard obstinément fixé sur le parquet, protégé par un rideau de mèches blondes désordonnées. Maarten du passé se retrouvait assailli de ces émotions paradoxales d'une rencontre avec un être admiré et inaccessible. Alors que Maarten du présent n'avait qu'une envie : l'assassiner du regard et faire disparaître ce petit air victorieux de son visage d'imbécile.

Espagne : "… Comme tu es...petit, Holanda."

Maarten : ".... Je ne suis pas... petit."

Parler lui sembla la plus difficile des épreuves. Mais il ne pouvait pas en rester là, pas avec ces quelques mots pathétiques et intimidés qui venaient d'échapper de ses lèvres maladroites. Luttant contre lui-même, il releva ses iris de sale gosse vers le conquistador vêtu de soie rouge.

Maarten : "... Je n'ai pas... reconnu tout le monde. Qui étaient tous ces gens ?"

Quelle merde. Au milieu de sa phrase, il s'était de nouveau senti obligé de baisser les yeux. Quelque chose dans l'expression de son vis-à-vis lui donnait l'impression d'être un moins que rien, un gueux, et son ego bien plus grand que sa petite silhouette l'encaissait difficilement. Vêtu de son petit ensemble de fermier et les mains trempées d'encre, pourtant, il aurait dû s'y faire : un gueux, voilà ce qu'il était.

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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Jeu 18 Sep - 16:32

Un sourire presque cruel s'afficha sur les lèvres d'Espagne, le Antonio de l'académie n'avait aucune idée de pourquoi il prenait tellement son pied à ce moment précis : Maarten lui répondait et il lui répondait d'une petite voix faible, une voix d'enfant, c'était incroyable de le voir dans cet état, de le voir...si petit. Parce qu'il était définitivement petit par rapport à d'habitude, où après tout était ce lui qui était particulièrement grand ?
Pareil pour la petite Belgique, la jolie femme qu'elle était en train de devenir à l'académie semblait particulièrement lointaine à présent...

« tu es petit. Comme ton pays. »

Les mots étaient sortis tout seuls, ce qui lui fallut de se sentir encore plus maître de ses moyens, car à chaque fois qu'il laissait l'ancien Espagne le diriger à la place de lui, petit Antonio banal, c'était sa synchronisation qui augmentait, et dans le cas présent plus la synchronisation augmentait plus il prenait son pied. L'espagnol se mordit les doigts nerveusement, serrant sa chaise alors qu'il tentait de réprimer toutes ces émotions qui l'envahissait, il lui semblait qu'il allait se faire happer par la machine mais ça l'excitait plus que ça ne lui faisait peur.
Il se demanda si Maarten était en train de ressentir les mêmes choses que lui, si c'était le Maarten du passé qui lui avait répondu ça ou le Maarten de l'académie...oh qu'importe.

« .. Je n'ai pas... reconnu tout le monde. Qui étaient tous ces gens ? »

Espagne se leva, les mains dans le dos, il était vêtu de soie rouge et de décorations en fil doré, une cape maintenue par une cordelette du même ton reposait sur son épaule gauche et le grandissait, il portait un short bouffant et des chaussures noires avec de légers talons. Il se rendit compte à quel point le petit hollandais était mal vêtu par rapport à lui, mais cela lui semblait normal.

« Des personnalités du coin, des petits chefs, des habitants de mon empire. »

La phrase était sortie toute seule, d'un coup, sans qu'il ait eu besoin de réfléchir, sans qu'il ait eu à se dire qu'en fait il n'en savait rien du tout. L'espagnol fronça les sourcils.

« et du tien. Sauf que ton pays et tes provinces m'appartiennent désormais »

Le brun marcha d'un pas décidé vers le petit germanique aux grands yeux bleus, il ne lui jeta pas un regard comme si la vue de loques aussi miteuses pouvait à elles seules atteindre à son prestige. Il se dirigea vers la table, tournant le dos à Maarten, étudiant les papiers, des papiers frais qui semblaient idéaux pour devenir de vieux parchemins rongés par le temps et l'humidité. Il observa les différentes écritures et se rendit compte qu'il comprenait tout....
Sa tête lui fit un peu mal alors qu'il...lisait...lisait les mots et qu'il pouvait les comprendre sans se rappeler les avoir jamais appris...il appuya une paume sur la table en se tenant un peu la tête, comme pris d'un malaise.

« Il faut.... il faut que je vois...les 17 provinces. »
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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Jeu 25 Sep - 18:36

L'horrible et dévorante sensation de n'être qu'un moustique prêt à être réduit en bouillie au moindre mouvement dédaigneux de la main limitait sa concentration et l'empêchait de conserver son sang-froid. Un seul geste de la main, voilà qui suffirait à son maître ibérique pour le faire tomber. Mais Belgique était riche, et les yeux de l'espagnol brillaient d'avarice quand il la regardait. Visionnaire et ambitieux, Charles Quint savait qu'en unissant les provinces sous une même couronne, l'argent coulerait bientôt à flots et que son pays connaîtrait une gloire encore inégalée.  

Maarten : "J'aimerais... leurs noms."

Une ultime tentative de rester concentré sur sa mission. Au prochain faux pas, il savait qu'il ne parviendrait plus à réussir. Ses mots sortaient difficilement de sa gorge et il s'entendait parler : un gamin insolent mais qui ne risquait d'impressionner personne.

Maarten : "Peu importe ma taille. Tu as besoin ... de nous."



Maarten n'était rien encore qu'un jouet entre les mains de France, d'Autriche, d'Espagne, et de tous leurs chefs qui se mariaient et se déchiraient dans le seul but de posséder tout ce qui leur était possible de posséder. Un ramassis de territoires qui agrandissaient leurs empires et leur soif de puissance. Le marbre au sol qu'il foulait du pied, les pierreries qui ornaient les meubles et les encablures des portes, la soie qui couvrait le corps impérieux de l'espagnol ; toutes ces richesses insolentes qu'ils étalaient au mépris de toute modestie. Le petit hollandais du passé ne pouvait s'empêcher de les regarder d'en bas, pareils à des dieux à la fois impitoyables et miséricordieux. L'Europe leur appartenait. Il ne pouvait que plier l'échine et les remercier. Sans eux pourtant il ne serait encore qu'une petite parcelle de terre recouverte de marécages et subissant sans pitié les assauts d'une mer indomptable.

Le hollandais du présent sentit un vague violente et insoutenable de haine l'envahir, faisant céder les digues qui contenaient habituellement le gamin qu'il était.
Que cette histoire de passé aille au diable. Il se sentait terriblement conscient de son corps et de sa réalité, et le fait de devoir être ainsi uni à une version de lui qu'il avait déjà du subir toute son enfance le rendaient aussi irritable qu'un animal en cage. Il se sentait enfermé.

Le Seigneur des Pays-Bas s'éloigna de lui comme un prince s'éloigne d'une pile d'excréments sur le sol, et le petit blond ignora toutes les consignes de la machine ainsi que de sa mission en se précipitant vers le jeune homme, avec en tête la ferme intention de lui asséner un coup ou au moins de lui faire mal. Il ne savait pas bien pourquoi il lui en voulait autant ; sa rancune personnelle ou bien celle du petit hollandais passé... Malheureusement, lorsqu'il arriva près du brun il ne parvint qu'à tomber au sol à ses pieds, la sensation de douleur bien trop réaliste, et ses jambes ne lui obéissaient plus.

D'ailleurs, le monde autour de lui commençait à devenir dangereusement flou ; la voix de l'IA de la machine résonnait dans ses oreilles, avec quelques mots qui plantèrent quelques flèches supplémentaires dans son ego.

"Mission : échec."
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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Sam 4 Oct - 13:59

Il allait réussir la mission. Même si la mission était bien loin de son esprit désormais car Espagne se rendait compte loin d'ici, dans son corps de simple étudiant, que la machine, le Projet Revival lui apporterait beaucoup plus que quelques simples meilleures notes en plus. Et beaucoup plus qu'un voyage dans le temps. Et même plus encore qu'un allé simple chez les plus grands de ce monde pour les aider à diriger son pays. C'était en train de lui faire prendre littéralement son pied.
Comme lorsque le misérable regarde le roi se pavaner, comme quand l'être humain banal regarde un film et se reconnaît dans les acteurs, comme lorsqu'on on joue à être quelqu'un d'autre. En mille fois mieux. En mille fois mieux parce qu'il était devenu quelqu'un d'autre. Ou même son vrai lui ? Il semblait soudain à Antonio que sa vie venait de prendre un sens, qu'il savait qu'il avait attendu ça depuis sa naissance et depuis qu'il se rendait compte que les autres ne le regardaient pas toujours. Le Projet Revival était en train d'engraisser son ego et sa légère mégalomanie à un point formidable, la sensation était celle du pouvoir. Il ne voulait pas que ça s'arrête.

Il respira une grande bouffée de ce vieil oxygène, sans comprendre s'il était vraiment réel ou si c'était des informations informatiques qu'on lui envoyait au cerveau, dans tous les cas c'était réaliste et il lui semblait que cet air était là pour lui, pour le dieu qu'il venait de devenir. Alors bien sûr qu'il se désintéressait de Pays Bas, bien sûr qu'il ne lui semblait être qu'un vulgaire insecte à écraser, il n'était même pas intéressant dans la machine, il n'était qu'un gosse malpropre bien en dessous de son illustre personne. Besoin d'eux ? Non. Il n'avait besoin de personne. Ils n'étaient juste qu'un petit plus dans ses finances, qu'une parcelle de terre dans son futur immense empire, Espagne vêtu de rouge et d'or ignora donc ce que lui disait le petit garçon, il ne l'entendait même plus, il regardait juste vaguement les papiers, cherchant maintenant à constater l'étendue de ce qu'il pourrait faire avec ces petites provinces, il pourrait les brûler si l'envie lui prenait ? Il pourrait construire un grand château ? Oui oui bonne idée.

Un bruit de pas qui se rapprochaient rapidement de lui l'arrachèrent à ses pensées, Espagne tourna rapidement la tête pour apercevoir un pays-bas enragé foncer vers lui, ou plutôt il ne vit que le môme ingrat et inutile qu'il était tomber à genoux devant lui. Il lui sembla sur le coup qu'un voile transparent venait de retenir le blond dans son mouvement, ce fut si brusque et si inattendu, et si anormal que l'environnement autour d'eux sembla tressaillir de façon tout à fait irréaliste. Maarten était à genoux et sembla souffrir atrocement, il était en train de se désynchroniser et c'était tout à fait agréable à voir. Espagne se redressa un peu en avançant vers le blond et baissa la tête vers lui, le regardant d'un air dédaigneux, un sourire s'affichant sur ses lèvres, il n'avait à ce moment rien de l'Antonio de l'académie.

Espagne : « Hasta luego. »


Pays Bas sembla soudain se fondre dans le décor, ce qui ressemblait à des pixels rectangulaires s'échappèrent tout autour de lui, Antonio fronça les sourcils, le décor se décomposait, quelque chose n'allait vraiment pas et il y eut comme un bruit de robinet qui se vide, aspirant Espagne et tout le paysage autour de lui. Ses vêtements disparurent, la lumière disparut, il ouvrit la bouche et tout devint complètement noir.



Il se réveilla aussitôt entendit sa respiration saccadée lorsque le décor de la salle PR se mit à devenir plus nette autour de lui. Les professeurs l'observaient, une prof posa les mains sur son torse pour lui dire de se recoucher, il tourna la tête et aperçut pays bas qui semblait également réveillé. On parlait autour de lui et il comprit petit à petit. La mission avait été un échec, Maarten l'avait visiblement mise en échec même si les adultes qui s'occupaient de lui lui indiquaient que ce n'était pas grave, que la première fois c'était toujours comme ça. Il en vinrent ensuite à Antonio et le congratulèrent pour sa performance qui avait été particulièrement réussie pour un premier essai.

Antonio sourit en se remettant doucement, un voile de béatitude l'enveloppait, comme après un orgasme.

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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1 Lun 6 Oct - 11:25






"
Teardrop on the fire
Fearless on my breath
You stumble in the dark
You stumble in the dark

"




[Pays-bas est le premier à être ramené à la réalité. Quelques informations concernant sa performance apparaissent à l'écran, le temps qu'il se remette de ses émotions, et Espagne est rappelé quelques minutes après, puisqu'ils n'ont pas un niveau assez élevé pour rester seuls dans le passé.]

Maarten Van Galen
: Votre performance a été évaluée à 8/20 selon les algorithmes. Vous gagnez 4 points.
Antonio Fernandez Carriedo : Votre performance a été évaluée à 14/20 selon les algorithmes. Vous gagnez 7 points.

Cependant, la mission n'a pas été menée à bien.

Une prochaine mission vous sera imposée dans les semaines à venir.

Veuillez vous retirer après vos 15 minutes de discussions réglementaires.

[Les professeurs leur donnent à boire et s'en vont, pour leur laisser le temps de discuter et d'analyser leur performance. Ils ont droit, comme tous les participants, à 15 minutes seuls dans la salle.]





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MessageSujet: Re: [PB & Espagne] Pragmatique Sanction - Mission 1

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