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Allégorie de la caverne [fini]

 
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MessageSujet: Allégorie de la caverne [fini] Jeu 27 Fév - 22:17



    Au premier coup d’oeil



Nom : KIM, Yoon Se
Surnoms :  Yoo-ne, Kim
Âge : 16 ans
Sexe : Féminin  
Anniversaire : 15 aout
Orientation Sexuelle : Quoi?

Niveau Scolaire : 
Cycle Intermédaire

    Pour un peu mieux vous connaître


    ❧ Pays que vous représentez : République populaire ''démocratique'' de Corée


    ❧ Langues que vous parlez :Le coréen et un anglais qui reste à améliorer


    ❧ Histoire Personnelle :

    Le village

    Je suis née dans un minuscule village sur la côte ouest de mon pays, entre la capitale, Pyongyang, et la frontière sud-coréenne avec des yeux mauvâtre, légèrement gris. Mon père et ma mère était tout les deux très jeune et ne désirait pas d'enfants. La contraception étant un luxe mais surtout un pêché, ma naissance était inévitable. 

    Le village n'avait pas de nom. Les habitants ne le quittaient jamais, et personnes ne s'y rendait. Des caravanes militaires y traversait quelques fois, sans s'arrêter, sans regarder les gens décharnés par des années de famines. La misère rongeait chacun d'entre nous et je le compris dès ma plus tendre enfance. Nous étions sous-alimenté, à peine nourris et la plupart des enfants finissaient par mourir de faim ou encore de maladies. On retrouvait leur cadavre flottant dans la baie ou encore échoué sur la plage, la langue blanchie dans leur tentative de boire l'eau toxique de la baie. 

    Ce ne fut pas mon cas. Ma mère, dont son caractère bornée m'a été transmit, m'amenait sur une route bétonnée qui mener vers la capitale. Nous restions debout la journée durant sur le bas côté. Quelque fois, des fermiers aux récoltes plus généreuse nous donnait des légumes en passant sur la route. Surtout, nous nous dépêchions pour prendre tous ce qui pouvais tomber des véhicules, des charrettes, etc. Sois nous pouvions le vendre sois nous pouvions le manger.

    Oui, la Corée du Nord est un pays sombre. Littéralement. La nuit, n'ayant pas d'ampoules électriques dans le village, l'obscurité était telle que nous pouvions a peine distinguer nos pieds lorsque la lune était cachée par les nuages. Mais lorsque le ciel était dégagé, les étoiles nous donnaient espoir. Je me souvient un soir que je ne dormais pas être montée sur notre toit. Il n'y avait pas d'étoile mais pas si loin, je voyais les lumières de Pyongyang. Elle reflétait sur les nuages ce qui donnait au paysage un air apocalyptique. Je craignais cette lumière, je détournais donc le regard vers le sud. Dans le lointain, une autre lumière, pâle et attrayante. Cela piqua ma curiosité. Petite, on me disait qu'au sud régnait l'enfer et pourtant cette lumière me donnait l'impression du paradis. Je ne le su que bien plus tard au cours de ma vie, mais cette lumière au sud était celle de Séoul.

    Le lendemain de cet événement, je posais des questions, mais on me répéta la même chose: qu'il n'y avait que l'enfer la-bas. Que ma place était ici, au nord. Comme je vous l'ai dis tout à l'heure, j'était bornée et cette réponse ne me convaincu pas. Je voulais voir ce qu'il y avait au sud. À ce moment la j'avais huit ans.

    La frontière était toute proche. Ce que je faisait était dangereux et j'ai étais tout à fait inconsciente. Trop jeune pour comprendre les messages de propagandes véhiculés par les journaux, mais surtout je ne savais pas lire, ni écrire.... Enfant j'étais curieuse, ce qui n'est plus vraiment le cas aujourd'hui. Je me suis mise à marcher vers le sud, jusqu'à la DMZ, avec mes sandales de bois. Cependant je ne pu la traversée, pour cela il aurait fallu avoir une chance incroyable ou un vrai miracle. Un soldat me demanda mon nom. Je n'en avais pas, mais ma mère m'appelais ''Jag-eun'' (petite en coréen). Le même soldat me demanda le nom de mon village. Je ne le savais pas. J'étais une fillette ignorante qui ne savait rien du monde, qui ne savait rien de son pays ni des autres. Le soldat me dit de venir avec lui et je lui suivit dans une voiture militaire qui empestait l'essence.

    La ville

    Ne sachant ni d'où je venais ni mon propre nom, le soldat vu en moi une orpheline. Et tous les militaires savent que les enfants sans famille font de parfaites chaires à canon, au mieux, ou de bons citoyens disciplinés et lobotomisé par la propagande du Parti Unique. Je vu Pyongyang pour la première fois. Les autoroutes à huit voies étaient vides et des grands monuments de béton et de marbre s'élevaient dans le ciel, rendu gris par les volutes de fumée qui s'échappaient des fournaises industrielles. Le spectacle était triste et beau.

    Nous nous arrêtâmes devant un orphelinat. Le soldat me dit que je vivais ici maintenant. En entendant ces mots je me suis mise à pleurer. On m'enlevait ma mère! On m'enlevait mon père! Mes amis! Mon village! Je ne les ai plus jamais revu.

    Le soldat me prise par le bras et me traina à l'intérieur. On me donna un nom et dès les premiers jours, on me fit connaître le président éternel, Kim Il-Sung, qui a vaincu les américains et leur projet de domination du monde. Nous le priions, nous l'adorions, nous chantions ses louages.

    Aime-le, car il à créé le ciel et la terre. Adore-le, car il est bon pour le peuple. Chéri-le, car il le saura. Durant 4 ans, chaque jour depuis mon entrée dans l'orphelinat de la déshumanisation, nous récitions des chansons à la gloire de nos camarades Kim Il Sung et Kim Jong-Il. La discipline était de rigueur et il était important de rester de le rang. On nous gavait l'esprit des réussite de notre peuple, le meilleur peuple de la planète. J'apprise à détesté les américains et à rêver de les voir brûler des flammes des mes bombes qui je fabriquais en classe. Car nous étions élevés pour devenir des soldats. L'histoire de la guerre me passionnait et les victoires de mon peuple me donnait des frissons de plaisirs dans le dos. Je connaissait chaque arme, chaque char, chaque grade de la grande armée du peuple. Je me voyais déjà porter fièrement l'uniforme de la RPDC.

    Oui, j'étais fière, mais aussi prise de paranoia extrême. Le moindre faut pas, la moindre chose qui ne collait pas dans le décor, dans le message de propagande était sauvagement punie. Il y avait des exécutions publiques, et tous le monde devait y assister, tout le monde devait applaudir et se réjouir  de la mort d'un traître. Le pays était sous surveillance et moi j'étais devenue une citoyenne modèle de Pyongyang,une jeune fille a qui on avais appris à obéir.

    L'académie

    Il me fut difficile d'accepter de quitter mon pays lorsqu'on m'annonça que j'avais été choisit pour devenir la représentante de la Corée du Nord. Je n'avais aucune envie de partir. Après tout, mes rêves d'écraser l'ennemi américain venait de partir en fumée. Ma carrière militaire venait de prendre fin avant même de pouvoir commencer! J'en était tellement furieuse. Malgré tout j'obéi et je partie  en Amérique.

    On m'avait raconté des histoires complètement folle à propos des États-Unis. Je m'en suis rend compte rendu là-bas. À ma plus grande surprise, les gens de ce pays semblait heureux. Et libre. Moi qui croyait avoir tout vu en arrivant à Pyongyang... Les grattes-ciel ne semblait pas avoir de fin, il y avait de la publicité partout (je croyais qu'il s'agissait de propagande au début) et les embouteillages s'étalaient aussi loin que l'horizon. Des hommes et des femmes tous différents les uns des autres habillés de manières tellement étrangère à mes yeux! J'étais persuadée d'être dans un endroit de décadence.

    Mais il n'y avait pas de parades militaires, pas d'avions de chasse au dessus de nos têtes, pas de panne d'électricité...Et j'ai bien cru m'évanouir en entrant dans un centre commercial en voyant toutes cette richesse.La première chose que je me suis acheté en Amérique fut des lunettes de soleil, un jour ou il faisait gris. Je voulais cacher mon regard pour ne pas subir celui des autres. Et depuis, je porte toujours des lunettes de soleil. J'avoue que j'aime bien qu'on ne vois pas mes yeux mauves, j'ai l'air plus normale.

    À ce moment précis je me suis mise à douté, en regardant une publicité de Doritos sur la première télé plasma que j'avais jamais vu. Ce qu'on m'avais enseigner, à l'orphelinat...Pourquoi tout était si différent de cela? Ou était leur armée?

    Je pris sur moi de découvrir ce que cachais les États-Unis en lisant tous les livres sur l'histoire moderne que je puis trouver. Le premier livre disait que mon pays avait déclencher la guerre de Corée, non les États-Unis comme je le pensais. Outragée, je lu se que disait le deuxième, mais même chose. Perplexe, j'en lu un troisième, un quatrième, un cinquième. Tous blâmaient la Corée du Nord. On y racontait chaque fois les mêmes histoires, les même atrocités, les mêmes menace de que mon pays répétait en se vantant de notre armés et de nos bombes atomiques. Il y avait des images terrifiantes et des descriptions des camps de prisonniers politiques par des fugitifs du régime. Viol, torture, famine, massacre...lavage de cerveau.

    Je ne voulais pas y croire. Alors c'était nous, l'ennemi de la planète? Toutes ces années à se préparer à la guerre alors que la-dite guerre n'existait plus? À quoi bon? Depuis toute ma vie j'avais vécue dans ce qu'on appelle une dictature, sans jamais le savoir, qui continue encore aujourd'hui de tuer ses propres citoyens qui n'adhère pas au régime stalinien de Kim Jong-Il. Et moi qui me croyait invincible, comme protégé par mon aveuglement forcé, je craquais. Je semblait sortir de la caverne de Platon et son allégorie. Je découvrais enfin la réalité et elle me déchirait. Je voulais retourner dans la caverne, dans mon ignorance rassurante et continuer d'haïr les américains. De l'autre côté, je ne pouvais pas simplement ignorer les mensonges et les abominations commises par mon pays. Encore aujourd'hui, je ne sait même pas si je peux y faire quelque chose...Je me sens encore surveillée.

      ❧ Famille : Elle est toute seule.


      ❧ Vous avez l’air de quoi ? Yoon prit toute ses feuilles dans ses mains blanches. Elle venait d'y écrire son histoire et cela la rendait triste d'une certaine façon. «Quelle vie de merde» pensa-t-elle en sortat un briquet rouge de poches de son baggie. Et se leva de son petit cinq pied et alluma son briquet pour brûler tout ce qu'elle venait d'écrire. Sa constante paranoia lui donner l'impression d'être constamment surveillée . Son regard en amande d'une teinte mauvâtre à la Liz Taylor, éternellement caché derrière des lunettes de soleil qu'elle n'enlevait jamais (sauf sous la douche et pour dormir) observait  les flammes lécher le papier.

      Yoon avait les lèvres crispée et le menton tremblant en repensant à sa vie peu joyeuse. Une larme coula le long de son joue ronde et la jeune fille s'empressa de la chasser d'un geste sec de la main. Elle détestait pleurer et elle détestait être une fille.Jetant les restes de ses papiers en crachant dessus avec une moue de dégout, Yoon enfouit ses mains dans son hoodie gris trop grand. Assumant mal sa féminité, elle ne portait que des vêtements amples pour cacher ses formes féminines. Parfois, son uniforme militaire lui manquait terriblement et se sentait mal à l’aise dans des vêtements trop près du corps. Elle souhaitait être libre de ses mouvements. S'affalant sur son lit elle laissa ses cheveux de jais dans tous les sens.


      ❧ Ça se passe comment dans votre tête ?

      Elle se sentait encore plus seule que d'habitude, comme sa dans son lit. Elle se persuadait que tout le monde la détestait. Après tout, elle n'avait pas vraiment une attitude amicale. Souvent elle s’enfermait dans sa bulle et choisissait plutôt les livres comme compagnons. Préférant les activités solitaires comme la danse, la musique ou encore la fabrication d’une bombe maison.

      À cette idée Yoon eu un sourire. Pour ça, faire des bombes, elle était la meilleure. Bien sûr, les armes étaient strictement interdite par l’académie mais elle se pratiquait en réparant des trucs : des micro-ondes, des ampoules, des grille-pains, bref toutes sorte de trucs. Réparer, elle savait faire. «Ça au moins ce doit être une qualité»…Mais en ce qui concernait sa passion pour le militaire, c’était moins certains. Depuis qu’elle avait découvert la véritable Histoire de la Guerre elle dévorait livres sur livres et était une vrai petite experte en la matière! Mais partager ce genre de passion avec quelqu’un n’était pas une chose facile.

      En fait, elle essayait de parler avec les gens, vraiment. Mais le plus souvent elle se mettait les pieds dans la bouche . Juste le fait de songer à parler à quelqu’un la rendait nerveuse, et s’en suivait les bredouillements incompréhensibles et à sa fuite le plus loin possible des gens. Elle ne savait pas comment commencer les conversations, quels sujets à abordés et tous les normes non écrites dont elle peinait encore à apprendre le sens. Sa conversation ressemblait à une traversé en VTT d’un terrain abrupte. Elle se cachait toujours derrière une façade et n’exprimait jamais ses sentiments devant les gens. Sauf lorsqu’elle était furieuse, mais cela était plutôt rare. Plus loin des gens mieux elle se sentait. Surtout avec ses lunettes de soleil.

      Néanmoins toujours aussi appliquée dans ce qu’elle entreprenait, Yoon, depuis son arrivée à l’académie, son caractère borné reprenait quelque fois le dessus. Elle adorait être à l’extérieur et se promener sans but avec les écureuils comme compagnons.

      Yoon avait fini par conclure qu’elle était folle. Les autres devaient penser la même chose. Elle ne savait plus si elle devait se comporter comme on lui avait appris en Corée du Nord et vivre en faisant semblant ou agir comme les occidentaux et se retrouver dans le camp de prisonnier de Yodok. Dans les deux cas, elle était condamnée à être malheureuse toute sa vie. À quoi bon se faire des amis si ce n’était que pour les perdes? Pourtant, elle n’avait pas envie d’être seule


      ❧ Ce que vous aimez : L’armée, les bombes, les fusils. Et les lunettes de soleil.


      ❧ Ce que vous n’aimez pas : Ne s’aime pas soit même alors bon…


      ❧ Talents particuliers : Elle sait danser, chanter, jouer de la cithare, fabriquer des bombes, tirer à la carabine et à la mitrailleuse et a un petit talent de contorsionniste (mais chut).


      ❧ Habitudes/Tics :Réparer des trucs, avoir une crise d’angoisse quand il y a plus de 4 personnes dans la même pièce qu’elle et se lisser les cheveux sans arrêt. Et elle porte ses lunettes de soleil tout le temps peu importe le temps qu’il fait, même si elle n’est pas à l’extérieur, pour cacher ses yeux.


      ❧ Clubs dont vous faites partie : Club de musique


      ❧ Loisirs : : Jouer de la cithare et fabriquer des bombes artisanales (mais chut).


      ❧ Poste/Emploi : Ne travaille pas


      VOUS ! Oui, vous !


      Surnom :Cawo


      Âge :19


      Comment vous avez connu le forum ? Dc


      Des commentaires ?North Korea is best Korea


      Et pour finir, le fameux code secret ! {gris}

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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Jeu 27 Fév - 23:07



    In a more serious way.



    I'm watching you.
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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Jeu 27 Fév - 23:16

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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Ven 28 Fév - 19:44

Sans même regarde la vidéo j'ai déjà la chanson dans la tête XD

Mais OMG. OMG cette fiche. *s'accroche*
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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Sam 1 Mar - 4:03

Enfin finit même si...

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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Sam 1 Mar - 16:03

On s'occupe de toi cocotte !

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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Sam 1 Mar - 17:01

Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih.
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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Sam 1 Mar - 18:51

Wow. Respect. *s'incline*
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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Dim 2 Mar - 13:33

Validée cocotte, bon jeu !

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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini] Dim 2 Mar - 15:19

YAY !!!
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MessageSujet: Re: Allégorie de la caverne [fini]

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