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Fier enfant du Nord {U.C

 
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MessageSujet: Fier enfant du Nord {U.C Dim 23 Sep - 21:20

    Au premier coup d’oeil

    Nom : HRAFN, Aki (étymologiquement : CORBEAU, père.)
    Surnoms : Officiellement aucun, essayez de faire plus court que Aki. Mais il a le droit à Pingu, Captain Igloo, Iceberg, Findus, Hibernatus, Kisscool, Mr Freeze, Papours.
    Âge : 38 ans
    Sexe : Masculin
    Anniversaire : 8 juin
    Orientation Sexuelle : Hétérosexuel
    Niveau Scolaire : //

Pour les Professeurs :

Matière : Politique. Tout ce qui concerne l'explication des systèmes politiques, mais également la géopolitique actuelle et passée tout en approfondissant les questions de systèmes politiques et des coulisses d'un état et qui dirige officiellement et tire les ficelles officieusement. Il fait également des rapides leçons sur les partis en place et place des débats sur la situation actuelle du monde.
Il a d'abord enseigné le sport, mais la fatigue, les gosses, le stress, les emmerdes et le reste le firent changer de voie pour se diriger vers la politique dans lequel un poste s'était libéré suite au départ du précédent professeur. Matière qui n'était pas moins fatigante puisqu'il fallait préparer des cours, corriger des copies, faire attention à l'actualité, suivre les élèves en difficulté, s'occuper des documents.. Cependant il préféra rester dans cette matière plutôt que de retourner à courir après de gamins et s'énerver à faire des démonstrations inutiles puisque la moitié n'étaient pas capable de faire 20 mètres sans s'effondrer au sol. A y repenser, Aki regrette de ne pas avoir pu prendre géographie comme matière plutôt que politique où il était moins à l'aise lors de ses études.
Vous enseignez depuis combien de temps : Presque 15 ans.
Vous enseignez à quel niveau d'étudiants ? : Secondaire et adulte. Il n'aurait de toute façon pas la patience de s'occuper des plus jeunes, et leur esprit n'est pas encore assez ouvert pour pouvoir se lancer dans des débats ou expliquer certaines subtilités.

    Pour un peu mieux vous connaître



    Pays que vous représentez : Grand Nord Scandinave. On ne peut pas réellement dire qu'il s'agisse d'un Empire défini puisqu'il s'agissait de nombreuses royautés, communautés ou cultures rassemblées sous un même nom. Pour simplifier on peut dire que tout ce qui est considéré comme Nordique (et qui a été vu comme Viking un jour). On peut donc compter la Norvège, la Suède, le Danemark, Féroé, Svalbard, Aaland, Gotland, Islande, sud de la Finlande, Irlande, Groenland, Vinland (haha), une grosse partie de la Russie (Kiev'Rus mes pauvres gens. Les Byzantins nommaient bien les Vikings les Rus), puis l'Angleterre, la Normandie et toutes ces contrées qui sont passées momentanément sous le contrôle Normand (la Sicile par ex---).

    Il ne faut cependant pas croire que la Scandinavie s'est limitée à un peuple barbare en quête de sang, de guerres et de richesses à dépouiller. En effet, les Nordman étaient avant tout un peuple de commerçant qui se basait sur la recherche d'une réussite matérielle plus que morale. Il ne faut malgré tout pas croire qu'ils étaient uniquement un peuple barbare et belliqueux puisqu'il s'agit d'un peuple ayant été contemporain des Celtes, des Germains et de toutes ces peuplades avant de devenir les guerriers craints. Il ne se sont pas fait connaître puisqu'ils n'entretenaient pas de liens poussifs avec les peuples dits 'historiques de l'époque' outre des liens commerciaux (ceux qui n'étaient plus dans la protohistoire et qui avaient donc déjà une écriture), outre quelques pierres pétroglyphes qui devaient servir de marquage de frontière entre les tribus, les premiers textes que l'on a retrouvé sur les Scandinaves datent du 1er siècle avant JC, mais des vestiges matériels des ancêtres Scandinaves datant de 3000 avant JC. On sait peu de choses sur eux, à part qu'ils descendent des Germains et ont colonisés les tribus de chasseurs-cueilleurs-agriculteurs qui peuplaient les terres depuis -7000.

    Il s'agit donc d'une nation très hétéroclite puisqu'il n'a pas de bases ou de frontières bien définies. La date de la disparition de l'ancienne Scandinavie n'est pas non plus exactement définie puisque le Danemark, l'Islande, le Groenland, la Norvège, la Suède et toutes les autres nations existaient déjà d'une certaine façon dans le passé. Il est donc assez ouvert d'esprit et ne se ferme pas aux cultures puisqu'il accepte sans aucun problème à la façon des scandinaves les cultures locales ou implantées, mais l'esprit qui en ressort est plus Viking que Northman et par conséquent a beaucoup de mal avec tout ce qui est Chrétien ou pseudo-pacificateur.

    On le nomme Varègues, Viking, Rus, Normand. Il vient de Suède, de Norvège, du Danemark, d'Islande ou de Gotland, des îles Féroé ou du Groenland, il vient de partout et de nulle part. Toutes les nationalités lui conviennent, il n'opère aucune discrimination envers qui que ce soit.
    Langues que vous parlez : Danois, Suédois, Norvégien, Féringien, Islandais. Il comprend également sans problèmes l'Allemand et le Finnois mais ne le parle pas forcément très couramment. Après ces années, inévitablement l'Anglais avec un léger accent scandinave. De part l'Islandais il peut également parler en vieux Norrois.



    Histoire Personnelle :La richesse. On peut souvent évaluer une famille par la richesse. La richesse de son amour, de sa culture, de son argent, de son patrimoine. Qu'importe le sujet, on peut juger. Rien de plus facile après tout que de partir dans des élucubrations à propos de quelqu'un juste par l'image qu'il donne. Celui-là a des beaux habits, un port fier et altier : il doit être enfant de bonne famille. Et celui-là avec des tâches partout, les cheveux mal coiffés et ses grosses lunettes informes... il ne doit pas se nourrir tous les jours. Qu'en pensez-vous ?

    Aki vient du grand Nord, de là où il fait froid, à moitié jour et où les gens vivent sous la neige à longueur de temps. Un Fier enfant du Nord qui n'avait pas peur du vent, de la neige et du froid. Non, lui affrontait vaillamment ceux-ci et se plantait fièrement, les poings sur les hanches, faces aux bourrasques – face auxquelles le petit garçon finissait par plier ou s'il résistait trop longtemps, par être fauché. Le gamin ne craignait rien ni personne, son rêve à lui était de partir sur les mers et de voguer loin, très loin. Par monts et par vaux, aller jusqu'au bout du monde et devenir riche, très riche.

    -T'aimes mieux ton père ou ta mère ?
    -J'aime mieux la mer.

    L'appartement était toujours vide, toujours silencieux. Il n'y errait que le bruit de pas félins de deux gros chats et le sentiment amorphe que ressentent ces petits ouvriers qui rentrer le soir de l'usine . Tout sentait la petite pauvreté, celle que les hommes nomment moyenne classe.. tout sentait les produits à bas prix acheté à la petite épicerie du coin, l'odeur douceâtre des fruits passés et la lessive restée trop longtemps au placard. Le linoléum se décollait lentement du mur, trop rongé par l'humidité qui s'infiltrait par tous les pores des murs. On sentait presque cette maison vivre, soupirer d'un long tremblement douloureux, d'un soupir de malade qui a passé trop de temps au lit et qui n'attend que de pouvoir se lever et faire quelques pas dans l'herbe et surtout de pouvoir sentir la douce caresse du soleil réchauffer sa peau trop pâle. Il n'y avait pas de jardin, juste un vieil arbre, plus vieux que l'habitation qui trônait pitoyablement au milieu d'autres identiques. Une cité dortoir dans lesquelles se trouvaient des dizaines, des centaines de familles qui ne se retrouvaient péniblement que le week-end.

    ~~~

    -... et donc si je suis ton idée que papa est Odin et que maman est Frigg, qui sommes nous nous ?
    -Beh beh beh... toi t'es Freyja ! Et c'est Thor, Loki et Sif.. euh je veux dire Baldr ! Je peux ravoir du dessert ?


    Les regards de Freyja, Thor et Loki se tournèrent vers la figure maussade qui venait d'être renommée Baldr. Le garçon n'était effectivement pas des plus masculins avec ses longs cheveux dorés et les petites tresses qui parsemaient la chevelure. Le jeune homme maugréa vaguement quelque chose alors que le plus petit en profitait pour se resservir allégrement en tarte et enfourner rapidement dans sa bouche le plus possible avant que Freyja ne remarque le chapardage et lui mette une claque sur la main. Loki, appuyé sur son poing avec un sourire moqueur sur le visage dévisageait en laissant échapper un ricanement, Thor quand à lui avait depuis longtemps cessé de faire attention à cela et défendait sa part du dessert contre toute possible invasion, mâchonnant avec application et en fusillant du regard qui aurait osé bouger vers son assiette.

    -Et toi tu serais qui alors p'tite tête ?
    -Moi j'serais Hermod ! Passque je cours plus vite que tout le monde et pis et pis que je suis le plus jeune.


    Freyja eu tôt fait de débarrasser les maigres restes en secouant la tête avec un sourire et de les placer loin des petites mimines et grosses paluches de ses frères. Loki lui tendit les plats qui restaient tandis que Baldr allait se mettre silencieusement à l'évier pour faire la vaisselle. Hermod quitta la table mine de rien et s'apprêta à disparaitre loin de la vue de tout le monde avant de se faire soulever par Thor.

    -Tu oublies pas quelque chose, Hermod ?
    - ... euh, bonne nuit ?


    Thor laissa échapper un rire face au sourire édenté du plus jeune et le poussa vers l'évier ou attendait Loki armé d'un torchon. Le petit garçon s'arma de celui-ci d'un air maussade et essuya plus ou moins maladroitement ce que lui tendaient Baldr. Loki les rangeaient tandis que Thor disparaissait. Freyja surveillait, les bras croisés, qu'aucune casse ne soit faite et que personne ne soit blessé... mais surtout que le travail soit bien effectué.

    -C'pas juste.. Pourquoi lui il fait rien ?
    -Parce que lui a du boulot, p'tite tête.


    Une fois le travail fini, Baldr s'éloigna sans un mot, Loki le suivit pour le taquiner et Hermod tenta la fuite en longeant les murs... avant de partir en courant dans le minuscule couloir où il fut poursuivi par Freyja qui l'attrapa à bras le corps et le transporta. Malgré les gesticulades, les cris et le corps qui s'agitait autant qu'il pouvait sous le regard impassible et moqueur des deux autres restés dans le coin.

    -NAN, en fait t'es pas Freyja ! T'ES AMORA !
    -Au bain et sans faire d'histoires !


    Loki laissa échapper un dernier rire avant de s'appuyer contre la chambranle de la porte, bras croisés tout en dévisageant le grand blond qui restait à ses côtés. Ils étaient très différents les uns des autres mais ils vivaient ensemble dans ce petit appartement tous ensemble, mangeaient ensemble, dormaient ensemble..

    -Alors comme ça j'aurais ta peau, Baldr ? Allez, fais pas cette tête, on sait que tu es content de revenir à la maison pendant les vacances.
    -Sorcière ! SORCIÈRE SORCIÈRE ! SORCIIIEEEEEEEERE


    ~~~

    Il était parfois le Alfadir, entouré des deux gros chats, ses loups à lui, ses deux gros loups qui menaçaient d'attaquer le premier qui tenterait de se prendre au puissant Dieu des bêtises. Geri et Freki, ses deux puissants alliés. Il s'armait également de Gungnir sa lance, qu'il construisait arbitrairement avec un couteau de cuisine accroché à l'aide d'un élastique au balai et poignardait allègrement tout ce qui passait à la portée de sa terrible arme. D'un rond de serviette il se faisait Draupnir et partait à la conquête de l'appartement, joutait contre les chaises, défiait en duel l'armoire de sa sœur et finissait par être défait par les legos de son frère. C'était à ce moment là que le gamin abandonnait l'arme, enfilait les premières chaussettes qu'il trouvait et partait souvent en oubliant son petit déjeuner sur la table avec son gros sac d'écolier sur le dos.

    Lorsqu'il rentrait, tout était déjà rangé par sa sœur qui cuisinait pour toute la famille. Ou par un frangin qui tartinait de beurre des tranches de pains et faisait cuire des patates avec du poisson cru lorsque la sœur ne pouvait être à la maison. 'Odin et Frigg' ne rentraient généralement que tard le soir. Le père était en déplacement et la mère loin de la maison. Le gamin ne les voyaient que rarement le soir et ils étaient généralement bien trop fatigués pour faire autre chose qu'un gros câlin ou lui raconter une histoire et le border. Son père mettait un point d'honneur à leur téléphoner au moins une fois par semaine, ces séances au téléphone Aki les nommaient HuginMunnin, il fallait généralement le tirer loin du combiné pour le faire lâcher prise. Mais son père l'écoutait toujours avec patience et le laissait parler tout son saoul.. Ils étaient des gangsters, c'était ce qu'il disait. Ils étaient des figures de la délinquance et du pillage, des héros de ces contes merveilleux, c'était ce qu'il pensait. Ils étaient surbookés, c'était la réalité.

    Aki collectait chaque pièces, chaque petites pièces pour lui. Il n'était pas le genre de gamins à aller dépenser sa maigre fortune en bonbons, en farces ou en jouets. Non, lui gardait précieusement l'argent dans une cachette secrète. Dans son matelas au niveau de la 3ème latte du sommier précisément. Le soir lorsque son frère le couchait, éreinté de fatigue et que le petit lui demandait éternellement l'histoire de Sigurðr, ses petits yeux se fermaient bien avant la mort du héros scandinave et il finissait immanquablement par murmurer un : 'je dors sur un lit d'or, tu n'y toucheras pas'. Sa sœur le bordait et lui baisait le front avant de lui murmurer un 'dors bien, Fafnir' en emmenant ses petits frères hors de la pièce en éteignant la lumière.

    Le sentiment le plus familier d'Aki était la solitude. Il la nommait son talent – il pouvait se sentir seul n'importe où. Elle le suivait partout comme un fantôme, accrochée à ses manches comme un enfant perdu. Il était seul quand il allait à l'école et personne ne lui parlait. Il était seul sur le chemin de l'école avec son gros sac sur le dos. Il était seul lors du déjeuner. Il était seul dans les couloirs. Il était seul dans la cour. Il 'était seul lorsque le professeur avec ses yeux tristes et fatigués lui disait qu'il était l'heure pour lui de rentrer à la maison. Il était aussi généralement seul lorsqu'il faisait le trajet du retour avec son gros cartable, à pas lents et mesurés, vers la chaleur du foyer. Mais l'appartement vide était de nouveau peuplé, par ses frères et sœurs et plus rarement par ses parents lorsqu'ils rentraient plus tôt que prévu.

    Le dimanche, seul jour où son père aurait pu lui apprendre à construire, seul jour où sa mère aurait pu l'attraper pour le sermonner et l'utiliser pour l'aider et le serrer contre elle. Le dimanche, le petit s'enfuyait et quittait la maison. Il allait crier dehors, de ces cris d'enfants, courait dans tous les sens et une fois l'illusion donnée allait s'écraser dans la neige, face contre celle-ci et restait là... puis se retournait pensivement et faisait un ange tout en fixant le ciel au dessus de lui. Toujours tout seul. Toujours.

    ~~~

    -La tempête vient, hisse la voile ! C'est une fête pour nous, la mer en fureur ! Que le flot écume et bondisse ! Lâche, celui qui cargue sa voile ! Il vaut mieux couler bas !*

    Le gamin étendu dans la neige continuait de faire un ange en chantonnant tranquillement. A vu de nez, le soleil déjà bas, il ne devait pas être plus de 15h, il lui restait donc bien 3 ou 4h à passer dehors si le froid et l'humidité ne le faisait pas refluer vers l'appartement. Cependant il savait ce qui l'y attendait... Sa sœur avait remarqué les entailles sur la porte de sa chambre et l'avait poursuivi le matin même armé du rouleau à pâtisserie, comme dans un bon dessin animé. Sauf que le gamin n'avait pas ri lorsqu'il s'était pris un coup de rouleau. Il passa machinalement sa main sur la bosse qu'il avait au front en faisant la moue.

    -Quand les dés et le sort décident du butin sur le pont entre les hommes ! Quoi qu'il arrive, ne te plains pas ! Quant au roi de la mer, il ne jettera pas le dé ; la gloire, voilà sa part !*

    Il n'avait été sauvé que parce qu'un de ses frères s'était interposé entre les deux et avait arraché l'instrument de massacres des mains de la sœur. Il avait alors été envoyé dehors afin de ne 'plus trainer dans les pattes'.

    -Les blessures, voilà le butin du Viking. Elles embellissent leur homme, quand il les porte sur la poitrine ou sur le front. Laisse-les saigner et ne les bande qu'après un jour, si tu veux que l'on te salue comme un des nô--

    Une boule de neige venait de lui atterrir dessus, suivi de deux, puis trois autres. Le petit garçon se redressa en essuyant la neige et se retourna d'un air furieux vers l'auteur du délit. Une bande de garçons de son âge se trouvaient face à lui en masse compact, s'entre-regardant d'un air de dire 'tu sais qui a fait ça ?'. Certains étaient dans la classe d'Aki, d'autres il savait qu'ils étaient du coin ou de la même école... Il ne les avaient jamais fréquenté... il ne fréquentait personne. Et c'était sa faiblesse. On le craignait, peut-être. C'était ce qu'il se disait. Le premier jour il avait été récupéré dans le bureau de la directrice pour avoir cassé le nez d'un certain Olafson. Et ce ne fut que le début d'une longue suite. Pendant ce temps les gamins face à lui s'entre regardaient et donnaient des coups de coude à un garçon aux cheveux blonds-roux mal coiffés. Celui-ci finit par s'avancer tout en regardant plus loin.

    -Il nous manque quelqu'un pour aller casser la gueule des Joms. T'veux v'nir avec nous ?

    Les Joms. C'était le nom que se donnaient une bande d'enfants qui venait de l'autre côté de la ville. D'après eux-mêmes ils étaient les plus forts, les plus violents, les plus brutaux du coin. Et surtout ils ne partageaient pas leur territoire. Le petit fixa les autres pendant quelques instants sans mot dire avant d'acquiescer lentement... Il ne pouvait pas être sûr qu'il s'agisse d'une farce, d'un piège ou d'une proposition honnête, mais il n'était jamais contre l'idée d'abandonner Solitude quelques instants. Elle pesait tellement sur ses épaules lorsqu'il avançait, seul, suivi par le regard de tous, dans les rangées de la classe, dans la cour ou dans les couloirs vers le bureau de la directrice en se faisant trainer par un professeur. Les autres gamins lui adressèrent un sourire et se dirigèrent vers le bas de la rue.. seul restait en arrière le porte parole qui lui tendit la main.

    -Mon nom c'est Sven. Sven Olafson.

    ~~~

    Sven habitait dans le même bâtiment que lui. Le lendemain, le Sven l'attendait en bas des escaliers avec un large sourire. Depuis ce jour là, ils allaient ensemble à l'école, ils faisaient les mêmes bêtises et se retrouvaient ensemble dans le couloir devant le bureau de la directrice à attendre de pouvoir rentrer dans l'antre de la bonne femme qui finissait soupirer en secouant la tête en les voyant arriver. Ils faisaient leurs devoirs ensemble, et parfois Sven venait manger le soir avec les frangins et dormait avec Aki. Il était devenu en quelques sorte un membre de la famille et chacun l'acceptait comme un fait accompli. La soeur disait qu'il avait une bonne influence sur le petit dernier... Le gamin avait jusqu'alors des crises de violence et de colères difficiles à arrêter alors qu'il était habituellement un gamin assez calme. Il n'y avait que 'Baldr' qui parvenait à le calmer lorsqu'il était là.

    Le petit garçon était passé trop longtemps 'inaperçu'. On ne faisait pas réellement attention à lui. Ses frères une fois l'avaient emmené faire de la luge, un peu plus haut dans les collines. Ils avaient passé une longue journée, et le soir tombé s'étaient dirigés vers la maison... oubliant là le petit garçon. Ils ne s'en rendirent compte qu'une fois à l'appartement quand la sœur avait demandé où se trouvait le petit dernier.



    a furore Normannorum, libera nos Domine

    Il n'était pas malheureux le mouflet, non, pas trop. Il mangeait à sa faim tous les jours, il avait deux parents qui l'aimaient, un toit sous lequel vivre. Mais il lui fallait toujours plus, non, il ne piquait pas de colères pour obtenir un jouet quelconque auquel il n’aurait pas touché, mais il lui fallait prouver au monde qu’il était là et ne cessait pas un seul instant de s’agiter, de parler et de se démener face aux gens jusqu’à s’écrouler d’épuisement. C’était pas le gosse difficile dans tout, il mangeait ce qu’on lui donnait, il ne demandait pas de jouet hors de prix et ne cherchait pas à être habillé à la ‘mode’, et mettait ce qu’on lui donnait -de toute façon, dans l'état dans lequel ça revenait... au pire il suffisait de menacer quelqu'un dans les toilettes pour lui piquer ses fringues. Bah ouais, y'a les gosses de riches et ceux qui récupèrent ce qui tombe du camion... ou malencontreusement des mains de celui qui achète.. Il faisait avec ce qu’il avait, c’était comme ça.

    Aki n'était pas mauvais élève, il n'était pas stupide. Ses devoirs étaient faits - en rentrant après des heures passées dehors avec Sven, Bjorn et les autres enfants du bâtiment, entre le repas et le bain - et s'il ne comprenait pas quelque chose, il avait sa sœur ou ses frères pour lui expliquer. Baldr, surnom qui lui était resté depuis, insistait pour qu'il comprenne bien l'anglais et lui donnait des 'cours' lorsqu'il rentrait pendant les vacances, malgré la manifeste mauvaise volonté du plus petit qui préférait manifestement se retrouver dehors que de devoir suivre les enseignements barbants dont il ne retenait pratiquement rien. Ce n'était pas parce que Baldr était bon et loin de la maison qu'il le serait aussi.

    Aki avait déjà ses beaux principes et ses idées bien ancrées dans sa petite tête d'enfant, certaines choses n'étaient pas bien, elles ne devaient donc pas exister. Il frappait alors ceux qui avaient fait le ‘mal’, qui avait fait quelque chose qui allait contre les règles de bonne conduite et de moral. Peu importe que le gamin qui avait franchi les limites avait quatre ans de plus que lui, faire 90 kilos et deux têtes supérieur à la taille du petit scandinave, il allait au combat et ne regrettait jamais aucune de ses paroles, ni aucun de ses gestes. Il n’est donc pas inutile de dire que lorsqu’il ne se battait pas, c’était parce qu’il avait quelque chose de cassé ou qu’il devait faire attention à quelque chose (ou que Freyja l'avait engueulé le soir d'avant). Même les chats n'osaient pas miauler un ton trop haut avec lui, en tous les cas s'ils ne souhaitaient pas se prendre une rouste.

    Un jour, en rentrant de l'école il trouva trônant sur son lit un de ces horribles cochon-tirelire. Dedans se trouvait toute sa cagnotte, celle qui était sensée se trouver dans son matelas. La prenant à bout de bras, il se rendit dans la cuisine et demanda à ses frères attablés ce que c'était que ça. Face au rire qu'il reçut comme réponse, il la balança contre le mur en insultant tout le monde et il fut plus que les bras de 'Thor' pour le maintenir alors qu'il se débattait comme un beau diable en jurant de toutes ses forces, le visage tout rouge et des larmes dégoulinant de ses joues. On avait pas le droit, c'était ses affaires, qu'on y touche pas ! Même Geri et Freki les deux gros chats habituellement complètement apathiques s'enfuirent loin des cris du petit garçon. Il fallut toutes les menaces, les cris, les consolations que purent exprimer Thor et Loki pour calmer le petit garçon. Le soir, il s'endormit, épuisé, avec la tirelire dans les bras, enroulée dans du gros bandage.

    ~~~

    - J'avais 15 ans. Le temps me parut long. Mon esprit changea et mes idées aussi. Je rêvais, je pensais à je ne sais quoi, avec impétuosité au sommet des montagnes. Je regardais vers le vaste océan et il me semblait entendre les vagues chanter un chant si doux ! Un matin, debout sur la rive, j'aperçus un vaisseau. Il s'élança dans la baie comme une flèche. Mon âme tressaillit. Je quittai ma mère et mes chèvres, et le Viking m'emporta sur un vaisseau à travers l'Océan.**

    Il faisait chaud, très chaud, trop chaud pour tous ces gamins habitués à la froide rigueur de l'hiver et la neige qui glaçait jusqu'à l'os. Chacun cherchait tant bien que mal un coin d'ombre où s'abriter et la musique du marchand de glace réveillait à peine les gamins somnolant sous les arbres. Ceux qui avaient réussis à courir jusqu'au vendeur ambulant s’agglutinaient contre le camion comme des mouches et tendaient leurs petites mains avides en espérant attraper la plus grosse boule.

    Le vent soufflait avec force dans les voiles, et nous fuyions sur le dos des vagues. Je porte dans ma main l'épée rouillée de mon père, et je jure de conquérir un royaume sur la mer. A seize ans je tuai le Viking qui m'appelait homme imberbe et sans force. Je devins le roi de la mer. Je m'élançai sur les vagues au milieu des combats sanglants. Je descendis à terre. Je pris des forteresses, des châteaux; et mes compagnons nous tirâmes les dépouilles au sort. Dans notre corne, nous buvions a longs traits sur les flots orageux. Du sein des vagues, nous régnions sur chaque côte. Je gouvernai les riches et le peuple. .**

    Deux gamins, tee-shirts trop grands avec des mascottes passées, chaussures trop vieilles empruntées aux grands frères, dévalaient la route. L'un tenait un bateau dans les bras, l'autre une bouteille d'eau remplie à ras bords. Ils avançaient d'un bon pas, comme par peur d'être poursuivis par Hel en personne, armée de casquettes ou de bobs, dans l'intention de les attraper et de les forcer à les enfiler. Les petits jetaient de fréquents coups d'oeils par dessus leurs épaules et ralentirent légèrement une fois à couverts des arbres qui formaient comme une frontière un peu plus loin.

    - Je dormis sous un verrou entre des murailles. C'était pendant l'hiver. Le temps me parut long, et quoique je fusse roi, la terre me semblait étroite quand je songeais à l'océan. Je ne faisais rien. Et je me disais ; Que ne suis-je loin d'ici sur l'océan ! Les vagues chantaient leur chant de joie et ce chant disait : A la mer, à la mer !**

    Autant en hiver la forêt semblait bien sombre et mystérieuse avec la neige qui rendait les arbres plus noirs et silencieux... autant en été, elle offrait une baisse de température suffisamment amicale pour inviter les gens qui n'avaient pas le luxe de pouvoir s'offrir une clim' ou une piscine. On y trouvait généralement plus d'une personne et on y redécouvrait la nature. De plus, elle était le passage incontournable pour arriver jusqu'au lac.

    -Alors, je repris mon existence d'autrefois. Je jetais ma couronne par terre et, pauvre comme auparavant, avec mon navire et mon épée, je m'en allai au devant d'un but inconnu. Libres comme le vent, nous courions au loin sur les flots écumeux. En abordant aux côtes étrangères, nous trouvions des hommes qui vivaient et mourraient à la même place, uniquement préoccupés du soin de s'établir dans une demeure : De tels soucis n'atteignent point le Viking sur mer.**

    La paire se précipita vers l'étendue d'eau lorsqu'ils commencèrent à entendre les cris d'enfants et les bruits d'éclaboussures. Bjorn avait réussi à récupérer une longue corde et avait grimpé dans un arbre pour l'y accrocher. L'année passée, on avait cassé la balançoire et le pneu et le cordage avaient disparus dans les eaux du lac. Il ne s'agissait que d'une question de temps avant que quelqu'un ne récupère un pneu pour la plus grande joie des gamins qui s'amusaient à imiter Tarzan en se jetant du haut des cordes directement dans le lac.

    -Au milieu des combattants, j'allais de nouveau épier l'approche du navire dans un azur lointain. Si c'était un vaisseau de guerriers, le sang devait couler ; la victoire sanglante est digne du brave et pour le Viking, les liens de l'amitié se nouent avec l'épée. Si c'était un vaisseau de marchand, il pouvait s'éloigner. Mais la protection qu'accorde à sa faiblesse mérite le tribut. Tu es roi sur la vague, il est l'esclave de son trafic. Ton acier vaut bien son or. Tout ce que je rencontrais sur ma route était à moi et mon espoir était libre comme l'espace sans borne. Le mieux est de se sentir préparé à ce que la mer nous garde.**

    Mais les deux gamins n'étaient pas venus pour se jeter dans l'eau cette fois-ci, ils avaient leur nouveau bateau qu'ils avaient construit ensemble - avec l'aide des grands frères... un tout petit peu d'aide, hein - et souhaitaient absolument le tester. Ils s'éloignèrent des autres de peur de voir leur nouveau jouet devenir la cible des regards et de le perdre trop rapidement. Ils cherchaient également un coin assez tranquille et suffisamment profond pour permettre au navire de montrer toute l'étendue de ses capacités.

    -J'ai vingt ans ; la mort viendra bientôt. Bientôt ce cœur ardent, qui bat encore si vite, dormira dans le froid tombeau des vagues. Pourtant, je ne regrette pas d'avoir si peu vécu. Ma vie fut courte mais bien remplie. On n'arrive pas par un seul chemin à la demeure des dieux et le meilleur est d'y arriver promptement. La mer chante mon chant de mort. J'ai vécu sur les ondes ; je serai enseveli dans les ondes. **
    -... ouais.

    Les deux garçons regardèrent s'éloigner en silence leur petit navire au milieu du lac, accroupis, sans bouger. Aucun des deux n'émit un son pendant de longues minutes jusqu'à que la frêle embarcation aille s'écraser dans les roseaux qui bordaient les bords sablonneux de l'étendue d'eau.

    -C'est un poème que j'ai trouvé dans un livre à mon frère. Il me donne un sentiment de nostalgie.
    -... c'p'êt' parce que t'étais un Viking avant, heh. Allez, allons récupérer notre bateau avant de nous le faire saborder.


    ~~~

    shsfh

    ~~~
    -Ce coin du lac là a une glace plus fragile.
    -Ah.. rassurant.
    -C'pas grave, t'vas voir, on risque rien. Au fait tu voulais m'dire quoi ?
    -Mon frère va partir de la maison.
    -Blondie ?
    -Non ! Volstagg, tsé. Blondie ne rentre que pendant les vacances, là c'est mon frère qui a trouvé du travail plus loin..
    -... ah. J'pourrais prendre son lit quand je viendrais squatter ?
    -... on pourrait pas rentrer ? J'suis pas rassuré, Sven... ....... Sven ?


    ~~~
    gg
    Hllaejandi skal ég deyja...![/center]

    * Extraits du code Viking
    ** Il s'agit d'extraits du poème de Geijer. => si vous les voulez en entier, MP moi.
    Spoiler:
     
    Famille :
    °Germania, son grand frère (? à voir avec joueur s'il y a)
    °Antarctique, son ex. Mère de ses enfants, ils ne se sont pas séparés sur de bonnes bases, ou plutôt elle est partie sans dire un mot. Leurs relations ne sont pas spécialement au beau fixe et peu de chances qu'elles le redeviennent.
    °Danemark, son fils ainé. En ce moment, on ne peut pas dire que Mathias soit sa grande fierté, mais il l'aime de manière égale à ses deux autres enfants et n'hésitera pas à le protéger contre qui que ce soit.
    °Féroé, son deuxième fils. Aki aime énormément son fils, même si leur relation est assez houleuse. Il le trouve encore trop gamin pour son âge et aurait aimé qu'il soit un peu plus mature dans certaines situations, mais il fera toujours tout pour lui.
    °Groenland, fille et benjamine de la famille. Pour être plus clair, Aki est sur protecteur avec sa fille, il ne supporte pas que quelqu'un l'approche et n'hésitera pas à rentrer dans le lard de la première personne qui la touche ou lui fait les yeux doux.
    °Allemagne + Prusse, neveux (?)



    Vous avez l’air de quoi ?
    Ça se passe comment dans votre tête ?

    "Les Vikings s'aperçurent bien vite qu'un bon coup d'épée à tranchant double ou surtout de hache à fer large résolvait des tractations bien plus rapidement et efficacement que de longues palabres. Je ne dis pas qu'ils sont devenus prédateurs par la force des choses, mais simplement que ces pragmatiques, ces réalistes ont très vite compris que, sans doute, le commerce était une noble et profitable activité, mais que s'il pouvait se doubler impunément de pillage ou de violences, l'occasion ne devait être dédaignée."



    "Au demeurant, les valeurs martiales ou simplement guerrières ou militaires ne figurent pas au premier plan de ses préoccupations religieuses ou morales."


    "Dépérit le jeune pin
    Qui se dresse en lieu sans abri :
    Ne l'abritent écorce ni aiguilles ;
    Ainsi l'homme
    Que n'aime personne :
    Pourquoi vivrait-il longtemps ?
    "
    dsf

    "“Free folk don’t follow names, or little cloth animals sewn on a tunic, they won’t dance for coins, they don’t care how your style yourself or what that chain of office means or who your grandsire was. They follow strength. They follow the man.”

    jf

    " Dans nos parages, on prétend que l'extrême rigueur des hivers gèle le rire dans les gorges et en fait un garrot fatal. De là vient peut-être que les gens du Nord ont si peu d'humour."



    Ce que vous aimez :
    Ce que vous n’aimez pas :

    Talents particuliers :
    Habitudes/Tics :



    Clubs dont vous faites partie : Aucun. Mais il soutient mentalement le club des estropiés anonymes.
    Loisirs : Frapper les gens est un passe temps comme un autre.
    Poste/Emploi : Professeur et père de famille..


    VOUS ! Oui, vous !

    Surnom :Frey / Thiphus
    Âge : Vaccinée
    Comment vous avez connu le forum ? Fé-fé-féroé
    Des commentaires ? ICEBERG RIGHT AHEAD
    Et pour finir, le fameux code secret !{NEVAH}
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