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Ma colère est Chopin! (aristocratiquement terminé)

 
Autriche / Roderich E.
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MessageSujet: Ma colère est Chopin! (aristocratiquement terminé) Mar 28 Fév - 0:29

    Au premier coup d’oeil

    Nom : EDELSTEIN, Broderie Roderich
    Surnoms : Le pianophile. Il préfèrerait "Monsieur Autriche", mais certaines personnes s’entêtent à l’appeler « Rod » ou encore « Roddy ».
    Âge : 18 ans.
    Sexe : ...Masculin. Si, si, je vous assure... !
    Anniversaire : 26 Octobre.
    Orientation Sexuelle : Le piano. Et encore la joueuse a hésité à barrer, c'est dire. Hum. Son éducation et sa galanterie le feraient plutôt pencher vers la gent féminine...mais il préfère de toute manière garder ce genre de choses privées, par gêne.
    Niveau Scolaire :

      17-18 - Cycle Intermédaire


[list]Pour un peu mieux vous connaître


Pays que vous représentez : La République d’Autriche .
Langues que vous parlez : L'allemand (l'allemand autrichien diffère surtout de l'allemand..d'Allemagne par son accent différent et quelques mots de vocabulaire faisant partie uniquement de leur dialecte). Il parle également un anglais correct, quoique avec un charmant accent germanique. A part ça il balbutie quelques mots de hongrois parfois et, assez étonnamment oui, a des notions d'italien (c'est une langue secondaire dans quelques régions du Tyrol).

Histoire Personnelle :

Il était une fois un petit aristocrate dont la vie était déjà entièrement tracée. C’était la raison pour laquelle il était né. C’était la raison pour laquelle ses parents s’étaient penchés sur son berceau et avaient vu en lui tout ce qu’il allait devenir. Tout ce qu’il devait devenir. Son destin, en quelques paroles prononcées par la mère d’un air satisfait, non dépourvu de fierté (parce que ce petit être humain, c’est grâce à elle et à son mariage parfaitement bien orchestré qu’il avait été créée):

"Il fera un parfait héritier."

Ce n’était pas une hypothèse mais une déclaration, tel un commandement divin. Car oui. Déjà tout rouge, tout fripé et hurlant le fait qu’il existait à la face du monde, il n’avait déjà pas le choix. Hurle bien, petit aristocrate. Parce qu’il s’avère qui hurler, tu n’auras pas l’occasion de le faire souvent pendant ta vie. Oh, non pas parce que tu n’en es pas physiquement capable. Mais ton éducation te l’interdira. Ces principes qui l’on forcera dans ta tête année après année t’en empêcheront. Hurler de douleur, de colère, ou de joie deviendra tout simplement…impensable.

Cela, le petit autrichien commença à l’apprendre bien assez tôt, dès l’instant qu’il commença à grandir au sein de cette noble famille Edelstein.

Dans ce grand manoir aux intérieurs rutilant de marbre et de soie, de peintures anciennes et de tapisseries poussiéreuses. Bruissement de domestiques qui allaient et venaient. Un bastion de l’Ancien Monde pour une famille de l’ancienne haute aristocratie de Vienne. Un monde depuis longtemps révolu, auquel on s’accroche avec persistance…dans lequel les survivants d’une certaine tradition arrivent à se donner une raison d’exister, au milieu des mondanités et des intrigues de famille. Certes, les anciens titres de noblesse de la famille, vieux de plusieurs siècles auparavant n’offraient plus de privilèges dans ce monde moderne, mais ils pouvaient se consoler avec un prestige ancestral et…ah oui, une fortune considérable.

Etrange, démodé, obsolète ? Peut-être. Certaines organisations utilisent la force et la menace. On a tendance à les traiter de mafieux. Certains utilisent leurs charmes et la manipulation. On a tendance à les traiter d’arrivistes. Et certains utilisent l’étiquette et les mariages. Bienvenue chez les aristocrates. Un monde certes oublié, mais pas plus ou moins "amoral" ce que ce tout le monde fait encore de nos jours. Ce qu’humains et nations désirent généralement. Leur expansion territoriale. Le pouvoir. La gloire.

L’honneur.

"Pfffft il bouge plus…c’est plus drôle du tout !"

"On lui prend son pantalon comme la dernière fois ?"

Le petit garçon se mordit fort la lèvre pour ne pas laisser échapper un couinement de douleur et d’embarras, restant fermement recroquevillé au sol en attendant que ses petits camarades cessent de ricaner et…s’en aillent ? Ce serait bien. Ce serait merveilleux.

Nous disions donc. L’honneur. Notion intéressante lorsque l’on a environ 8 ans et que l’on se fait taper dessus à l’école.

Il apprit qu’il y avait deux types de personnes : les nobles et les manants. Il n’aurait jamais deviné, cependant, que la jalousie de ses camarades de classe par rapport à son statut de petit riche eut pu lui révéler autre chose. Comme le fait qu’il y avait aussi des forts et des faibles. Et en ce moment, à l’occurrence, il faisait partie des faibles…

"Allez-vous en ou je…je…" il murmura pathétiquement, le visage strié de larmes et de tâches de boue. Il avait mal…mais c’était surtout l’état de ses vêtements qui l’inquiétait. Mère ne va pas être contente. Elle va encore m’enfermer dans la salle de musique jusqu’à ce que je connaisse ma leçon les yeux fermés. La pensée même lui procura un frisson terrifié.

"Ou quoi, sale snob ?" Il entendit un craquement sec de verres de lunettes sous un pied et ferma les yeux forts. Non…ne résiste pas. Les laisser faire, attendre que ça se passe, c’était bien plus....raisonnable.

Il devait serrer les dents et endurer. Endurer en sachant que peu à peu, les jeux s'inverseraient. Oui, sans doute, ce serait plus qui allait devenir plus fort, encore et encore. Pourquoi? Par...honneur. Pour faire plaisir à ses parents. Ou du moins ne pas décevoir leurs attentes.

Sa famille était une peinture à l’huile parfaite. Lisse, belle, élégante. Convenue. Sans aucune substance au-delà du jeu des surfaces, de l’apparence. Sa mère. Sa mère, la beauté des valses de Vienne à la chevelure dorée tombant avec une grâce languide le long de son dos. Elle avait sa pâleur délicate et ses yeux violets. Il n’avait pas encore le sourire froid et arrogant qui s’ajoutaient à ses traits fins et semblaient étrangement accentuer sa beauté.

Elle était la coqueluche de ce monde de mondanités, de plumes, d’alcool et de musique dans lequel elle virevoltait dans un nuage de parfum. Et elle aimait parfois le sortir et le montrer à ses amis, le détaillant comme si il était une bête de foire, participant aux gloussements distingués et hypocrites lorsque le regard du petit brun croisait le regard d’une autre petite héritière bien sagement assisse à côté de sa mère et imitant ses moindres gestes. Il l’admirait et il la craignait, cette maman si belle et si cruelle à la fois, qui lui caressait la tête avec tendresse en public. Et, lorsqu’ils étaient seuls, choisissait ou de l’ignorer ou de lui inculquer le « sens des valeurs ». A sa manière.

C’était seulement naturel de se faire punir si on n’était pas encore à la hauteur. Non, naturel de se faire punir afin d’être à la hauteur. Règles, principes, discipline. Tout autant de coups de bâtons, abattus sur une surface d’un geste sec, sévère, menaçant. D’heures passées à réciter.

A devenir parfait.

Quant au père…c’était un homme réservé et poli, souvent absent. Lorsqu’il revenait, il lui amenait des partitions et semblait se réjouir de ses progrès en solfège, bien qu’étant trop pris par les affaires pour lui enseigner lui-même. Il l’aimait, oui, peut-être davantage. Peut-être parce qu’il n’eut jamais à recevoir une réaction négative ou indifférent. C’était un modèle sur lequel il pouvait placer n’importe quel idéal.

Il s’était mis au piano avec une détermination farouche suite à une seule remarque du cher paternel à propos de la noblesse de cet instrument. Oui, déjà bien têtu.

Oh, non. Roderich n’était pas malheureux, dans ce monde. Mais il n’était pas heureux non plus…

Juste un ‘vide’ impalpable, anesthésié, sans réelle chaleur.

Il se dit que cela était sans doute peu important. Et il semblait oublier ce manque en jouant au piano.

Ce qui avait commencé par une manière de faire plaisir à ses parents, même une obligation, celle de montrer un talent...devint une passion. Oui. Il ne pouvait le nier, ce sentiment étrange, ce battement de cœur qui s'accélérait soudainement lorsqu'il produisait ces harmonies célestes de ses petites mains blanches, le rose délicat qui teintait ses joues. Les morceaux lui parlaient. Chopin, Beethoven et Mozart étaient comme de vieilles connaissances qui lui disaient,

Tu n'es pas seul.

Presque pas seul.

Mais il le savait bien, au fond. Que, alors qu'il grandissait, ce vide restait encore. Il joua de plus en plus et se préoccupa de moins en moins des…autres. Les "autres", qui semblaient ressentir sa faiblesse comme des prédateurs expérimentés. Il fit tout pour dissimuler tout ce qui pouvait le trahir. Pourquoi l’exprimer envers le monde alors qu’il pouvait l’exprimer en musique ? Les notes sur une feuille blanche devinrent son exutoire. L’exutoire pour ce vide étrange, exaspérant, qu’il n’arrivait pas à comprendre. Cette soif de…quelque chose.

Cette chose inexplicable.

Le plus il jouait et le plus il devenait efficace.

Parfait.

Une statue de glace aux manières irréprochables, à dix ans d’âge. Le plus il jouait et le plus cette aura de virtuose (parce que tous s’accordaient sans équivoque à dire qu’il était) se rajoutait à sa frêle apparence, lui donnant une nouvelle force. Celle de regarder le monde avec une nouvelle assurance de sa supériorité, de son honneur. D’y trouver des rouages qu’il pouvait comprendre, analyser, utiliser à son propre avantage. Afin de tout prévoir.

Toujours avoir raison.

Oui. Heureusement qu'il y avait "lui". Le piano. Son seul véritable...ami. Oh bien sûr, notre petit autrichien n'aurait jamais dit une chose de la sorte. Une chose aussi pathétique. La notion d'amitié était encore fort vague en ce qui lui concernait. Ce n'était qu'un objet inanimé au final, auquel il insufflait la vie. Comme une extension de lui-même.

Il savait que le plus il jouait, le plus il s'isolait de ce qu'il y avait vraiment au dehors. Mais il en avait peur, de ce dehors. Et pour cette raison il continuait à jouer, encore et encore, avec acharnement, bloquant tout ce qui l'entourait.

Presque...heureux. Jamais tout à fait.

A 12 ans, il avait déjà l'air d'un petit adulte. Et c'est avec un sérieux de petit professeur qu'il ouvrit la lettre qui lui était destinée et lut calmement son contenu pour le moins surprenant. Lui, représenter une nation...

Sa mère fut évidemment ravie.

"Un Edelstein, représentant de nation..." Elle lui accorda un rare sourire d'approbation. "C'est une occasion exceptionnelle. Puisses-tu représenter l'honneur de ta famille correctement à travers ce rôle."

Il hocha simplement la tête. Cela ne servait à rien de discuter. C'était un ordre.

"Bien, fais tes valises!"

"Ah...mais...." Roderich joua nerveusement avec sa mèche. "Il y avait quelque ch-- quelqu'un à qui je..voulais dire au revoir."

"Qui ça...?"

Il baissa le regard. "Lui". Juste..."lui". Pourquoi était-ce si...compliqué?

Elle...ne comprendrait jamais.
Elle n'avait jamais compris. Pensait qu'il ne jouait que pour se vanter ou montrer son talent.
Elle dirait seulement...
C'était complètement ridicule de dire "au revoir" à un objet inanimé.

N'est-ce pas?

"Personne..." Un vague sourire, vidé de sens. "Je vais faire mes valises."

C'était mieux ainsi.Il ne voulait pas prendre le risque de laisser quoi que ce soit transparaître.

Et arriva à cette étrange Académie.

Oui, étrange. Peuplée de ces gens qui semblaient tout mettre en œuvre afin de briser la belle contenance de glace qu'il s'évertuait à maintenir. Il serait resté entièrement de marbre. Entièrement indifférent. Mais il semblait que sa conscience de nation en voulait autrement. Oui, là-bas il commença à comprendre à peu près ce qui lui avait manqué tout ce temps. Ce qu'il avait presque atteint sans atteindre.

Ces liens si étranges qui unissaient deux personnes.


Cette rivalité perpétuelle avec le prussien, entre regards noirs et ricanements.
Cette relation gênée et bourrue avec le suisse, qui ne semblait jamais être capable de l'apprécier ou le détester tout à fait.
Cet énervement remarquable que la présence du français lui causait.
Cette amitié hautement improbable avec l'espagnol qui semblait tout mettre en œuvre pour le faire sourire.
Ce mélange de protection et de respect envers l'allemand.
Ce lien qu'il ne pouvait expliquer avec la hongroise et qu'il exprimait à la place à travers la musique.

Il était une fois un jeune homme dont la vie de nation était encore, à 18 ans d'âge, toute tracée, tout comme l'état de ses relations avec le monde.

Du moins il l'espérait.

L'improvisation n'était vraiment pas son point fort.

Famille : Il est fils unique.

Vous avez l’air de quoi ?

L’air d’un temps passé. Oui, l’air d’un aristocrate. La plupart des personnes rechigneraient à appliquer le terme d’aristocrate à quelqu’un d’aussi jeune et pourtant, c’est exactement de cette aura là dont il irradie. Un maintient aristocratique, marchant toujours le dos bien droit, les épaules bien en arrière, la tête haute. Non, pas de bras qui se balancent, pas de sifflotements, vous ne le verrez jamais le dos recourbé, les mains dans les poches, avachi vulgairement dans un canapé ou adossé à un mur…Il possède l’art de bien se tenir qui lui confère une élégance naturelle, quelque chose qui n’est qu’accentué par sa silhouette. Grand, élancé, il marche d’un pas résolu dans la vie avec l’air d’un conquérant serein et sévère. Oui, même lorsqu’il se perd…et peut-être même surtout lorsqu’il se perd.

Voyons voir les vêtements que notre autrichien est susceptible de porter…et, de ce fait, ceux qu’il est susceptible de ne point porter du tout.
Tout d’abord ne verrez jamais l’aristocrate en jean, en t-shirt ou en baskets, soyez en certains. Il semble que la notion de vêtements modernes ne lui ait été que très vaguement inculquée, et il serait presque moins surprenant de le voir débarquer en vêtements du 19ème siècle qu’en survêtement de sport. Bien moins effrayant, dans tous les cas…

Non, l’autrichien semble s’habiller avec à peu près le même goût qu’un professeur universitaire de 40 ans, ce qui est plutôt inquiétant étant donné qu’il n’en a encore que 18. En quoi consiste cette stupéfiante panoplie vestimentaire de tous les jours? Un complet pantalon-veste coupé dans un tissu simple mais distingué, dans une gamme limitée de couleurs sobres, bien qu’il préfère privilégier le noir. Avec cela, une chemise qui sera toujours d’un blanc impeccable sans un pli de travers. On ne le verra jamais avec autre chose aux pieds qu’une paire de bottines noires vernies…sauf évidemment s’il s’agit d’un bal, dans quel cas il sera invariablement en costume complet avec d’élégantes chaussures noires et blanches complémentant admirablement sa maîtrise des danses de salon.

Ses tons de couleur ? Un panorama stupéfiant de nuances… ! Allant du gris clair au…gris foncé…au…noir. Hum, bon. Soyons un peu gentils…il portera bien une seule couleur, et c’est le violet, couleur de l’aristocratie par tradition (et devenue récemment la couleur de prédilection des homosexuels, chose qu’il ignore évidemment tout à fait…assez étonnamment, on a trouvé plus divertissant de ne rien lui dire pour l’instant…)

Au cou, puisqu’il est fort incorrect de paraître en exposant ainsi sa nuque bien que portant une chemise fermée jusqu’au dernier bouton du col, il porte habituellement une cravate ou un tissu de quelque sorte, généralement de couleur blanche. Il s’entreprend de porter en permanence des gants, habituellement noirs en temps normal et blancs pour les grandes occasions. Pourquoi donc ? Certains gageront que c’est afin de protéger ses fragiles mains de musicien…d’autre, que c’est une touche de prestige rajoutée à cette apparence qui, bien que tout à fait élégante, demeure fort sobre…

Oui, sauf s’il doit participer à un évènement nécessitant un vêtement somptueux de bal dans lequel il sera évidemment tout à fait à l’aise, on remarquera que l’autrichien est capable de porter ses vêtements avec une élégance admirable mais que sa garde-robe est, en soi, bien peu luxueuse, mis à part quelques vêtements de qualité.

Si vous daignez vous approcher plus près du sieur Roderich – s’il vous autorise à le faire sans exprimer de gêne ou vous foudroyer du regard – vous verrez que ses habits, bien qu’impeccablement entretenus, sont toujours vieux, parsemés de rapiècements et de raccommodements tellement minutieux et soignés effectués par la main de notre aristocrate qu’ils sont presque imperceptibles à l’œil nu…Oui, aristocrate, mais…rad—hum…parcimonieux. Il serait tout bonnement déplacé et indigne de paraître en public avec des vêtements autres qu’exemplaires mais il se refusera à toute dépense frivole et excessive en vue de vêtements flambant neufs.

Il est l’un des rares élèves qui n’essaye pas de détourner l’uniforme de l’école d’une quelconque manière. Il le porte au complet, avec la cravate bien droite et pas un bouton de travers, et cet ordre lui arrache parfois un petit sourire satisfait des choses bien faites.

Voyons à présent ce qui se cache sous cette chemise parfaitement repassée sans un seul pli disgracieux...ah…comment ça, non ? Hum. Je reprends, imaginons ce qui se cache en dessous. D’après ce que nous pouvons discerner dans une marge de sécurité obligatoire, notre autrichien a une carrure bien délicate. Dépourvu de muscles, le fait qu’il soit déjà bien mince justifie le fait qu’on le qualifie souvent d’un peu…efféminé (ce, malgré des consommations régulières de pâtisseries…). Nous oserons même dire qu’il est...un peu mou.

Vous ne le verrez pas faire de sport…ou courir par la même occasion, jamais (même avec un français pervers dans les parages, oui…ce qui relève d’un cruel manque d’instinct de survie). Seule sa taille l’empêche d’avoir l’air d’un parfait gringalet, mais encore…il n’est sûrement pas le plus grand de cette académie, et avoir une carrure aussi délicate et longiligne ne l’arrange pas forcément, servant plutôt à confirmer le fait que l’on pourrait le renverser d’un coup de vent. En théorie. L’expression mortellement sévère affichée sur le visage dudit autrichien peut vous en dissuader. Sauf si vous êtes prussien, peut-être…quoique…

Venons en donc au visage. Les traits de ce visage en particuliers ne pourraient être décrits autrement que par leur…noblesse. Une mâchoire subtilement définie, un nez peut-être un peu plus long que la moyenne mais élégamment tracé.

Un dessin des lèvres aussi fin et délicat que le tracé d’une plume, lèvres sur lesquelles un sourire, parfois, s’esquisse. Sachez que le jour où l’aristocrate sourira à pleines dents n’est pas encore arrivé…non, la plupart du temps ses sourires, loin d’être des sourires "heureux", sont des sourires de courtoisie ou exprimant une légère satisfaction, demi-sourires calmes et sans engagement approfondi. Sourires destinés aux autres, pas pour lui-même. Non, étrangement et un peu tristement, la seule fois où on le verra faire un sourire un peu plus…ressenti, ce sera un rictus hautain et défiant lors d’une confrontation avec un certain prussien par exemple.

Son teint est pâle et sa peau délicate, l’épiderme d’un jeune homme qui préfère ne point trop s’exposer au soleil et aux situations dangereuses de la vie. Cadrant ce visage, ses cheveux d’un brun chocolaté sont peignés en arrière dans une coiffure qui semble prendre beaucoup de temps à faire et très peu de temps à décoiffer entièrement…Ces mèches tombent parfois jusqu’à mi-cou, fines et soyeuses…enfin, pas que quiconque n’ait encore eu la chance de les toucher…même si tout le monde souhaitant énerver l’autrichien n’aurait qu’une seule envie : tirer sur cette étrange mèche qui dépasse presque à la verticale par rapport au restant de sa coiffure. Voilà, vous avez fait la connaissance de Mariazell, l’un des endroits du corps de l’autrichien qu’il n’aime pas que l’on touche…du tout. Oubliez illico.

Malheureusement pour certaines fans de yaoi, tirer dessus ne provoque pas les mêmes…effets que sur un italien. Vous aurez simplement un autrichien doublement énervé, ce qui peut provoquer des effets néfastes loin d’êtes…ahem…excitants (sauf pour les masochistes). A noter que « Mariazell » (baptisée ainsi d’après un petit village du nord de l’Autriche qui, pour votre sacro-sainte culture générale, était une ville de pèlerinage pour le Pape( !)) devient généralement plus bouclée quand il a essuyé une humiliation d’un certain type et en zig-zag lorsqu’il est en colère. Vous pouvez toujours essayer de capter Radio Classique avec, mais je ne promets rien.

Autre trait particulier ? Un grain de beauté, petit point parfaitement rond et délicat placé juste dans le coin en-dessous de ses lèvres, à gauche, comme la marque de finition d’un visage noble. Une autre partie du corps qu’il n’aime pas que l’on touche. Et ce…pour des raisons entièrement différentes. Hum. Restons-en là, voulez-vous…

Il n’y a rien de rugueux ou de brutal dans ce portrait et il possède en ce sens, une harmonie sereine d’un monde depuis longtemps révolu, et dont plus personne ne se soucie. Harmonie presque…belle, oui. Chose que l’on a généralement tendance à oublier, de plus, à cause de l’expression froide et intransigeante qui s’affiche derrière ses lunettes, ne donnant pas la chance à ce genre de pensées de se former.

Ah…ces lunettes…le visage autrichien ne serait pas complet sans elles. Leur présence semble quelque peu durcir ses traits, lui donner plus d’autorité. Il ne les enlève jamais en public…euh…hum…comment ? Oui, seulement pour s’endormir, je vous dis ! Dans quel autre contexte les enlèverait-il, voyons, bande de pervers ?! Hum. Il se sent très mal à l’aise s’il ne porte pas ses lunettes…probablement parce qu’il a très peur de paraître "ordinaire" sans elles, seulement une ardoise vide et sans personnalité…Pourtant, derrière ses verres froids se trouve probablement la meilleure preuve qu’il ne l’est pas.

Un regard d’un violet à la fois intense et délicat, bordé de cils sombres leur donnant un aspect qui demeure toujours vaguement énigmatique, comme si ces améthystes exprimaient un sentiment parfois insaisissable…Oui, la plupart du temps ces yeux d’une couleur rare, précieuse, ne scintillent que d’une lueur calmement froide, projetant leur regard sur le monde et le jugeant selon les critères de l’aristocratie déchue mais encore fière. Et pourtant, ce regard, en un instant imperceptible, peut soudainement s’adoucir et briller d’une bienveillance sereine, tout comme ils peuvent soudainement s’enflammer avec défiance, tout comme la chaleur d’un regard tendre peut se mêler à un scintillement passionné alors qu’il parcourt ses mains le long des touches d’un piano. Quelques notes de musique, oui, révèlent dans ce regard quelques lueurs de ce monde intérieur de l’aristocrate que nous allons tenter de révéler…

Ça se passe comment dans votre tête ?

Les aristocrates ne sont pas facilement appréciables pour une bonne et simple raison : ils ne cherchent pas forcément à être appréciés. Poli, certainement, aimable, sans aucun doute, mais rien n’empêchera le brun à lunettes de vous considérer d’un air neutre et probant dès l’instant qu’il vous aura serré la main, comme s’il cherchait à calculer votre degré de respectabilité, observant chacun de vos gestes et écoutant chacune de vos paroles comme si il était près à tout moment à vous faire perdre des points de crédibilité sur son compteur mental.

L’on assume tout de suite qu’il se considère comme quelqu’un de tout à fait parfait et se doit de vous montrer l’erreur de vos actes à travers sa supériorité de noble.

Et ne nous violons pas la face (non, je ne me voile pas la face, ce texte est un paté et si vous avez repéré cette aberration du monde des lapsus ça veut dire que vous êtes en train de tout lire, et vous pouvez me réclamer un piano en susucre pour récompenser votre courage)…cette assomption s’avère en partie être vraie. L’autrichien est calme, souriant, poli, aux propos et aux expressions modérées. Mais ce maintien élégamment cordial est toujours…froid, sec.

L’on sent qu’il est en train de mettre en place une procédure diplomatique en vous parlant, et si vous ne brisez pas d’une manière ou d’une autre l’enveloppe de cristal qu’il a soigneusement érigé autour de sa personne, il vous laissera difficilement voir au-delà.

Ce qui explique peut-être pourquoi embêter Roderich Edelstein est devenu un passe-temps de prédilection pour tout être un tant soi peu curieux qui se respecte.

Et par embêter, on veut dire tout ce qui implique essayer de l’approcher un peu plus près que la marge de sécurité qu’il établit entre lui et les autres. Ca va de venir le voir quand il joue au piano à le harceler physiquement. Allant de "obtenir son approbation de votre personne" à "se faire tuer en 30 secondes…ou, pire, se faire foudroyer du regard."

Une chose importante que vous devez prendre en compte si vous voulez bien vous entendre avec l’aristocrate, est le fait simple et indiscutable que...

Il a TOUJOURS raison.

Selon lui, oui, seulement selon lui, mais cela suffit pour que chacune de ses paroles soient empreintes d’un sérieux et d’une assurance solennelle. L’autrichien a toujours une bonne raison de vous sermonner par exemple – oui Espagne, s’endormir n’importe où à tout bout de champ EST un excellent motif pour un sermon… mais il y en a tant d’autres. Une cravate défaite, un excès de bruit, une attitude indécente…Tout ce qui n’est pas parfaitement à sa place dans l’ordre du monde établi dans l’esprit de l’aristocrate est à considérer avec un regard de désapprobation et de dédain, accompagné d’une phrase qui semble refléter son critère principal d’excellence, n’autorisant aucune marge d’erreur : "Ce n’est point digne."

Et fréquenter un tant soit peu l’autrichien révèlera que selon ses critères…bien peu de choses sont tout à fait dignes. Non, à vrai dire il doit y avoir une poignée de personnes qu’il considère comme étant tout à fait respectables…et encore…

Oui, vous aurez remarqué…qu’un tout est susceptible de l’énerver, un tout et un rien. Surtout un rien. Et lorsqu’il s’énerve, que se passe-t-il… ? Oh, c’est bien simple. Il va se fâcher tout rouge, littéralement, et vous réprimander sans relâche, jusqu’à ce que vous cédiez, avec toute la sévérité dont il est capable.

Notons que l’autrichien élève rarement la voix. Il vous a à l’usure, capable de maintenir un débit de moralisation à la minute considérable. Ce n’est pas en hurlant des ordres comme un allemand qu’il va vous faire changer d’avis sur…hm…quoique vous fassiez d’indigne, non. En noble poli qu’il est, il va tout bonnement user de toute sa diplomatie afin de régler ce problème calmement mais fermement, d’un air sévère mais juste.

La vapeur lui sortirait presque des oreilles comme ça, « pschit pschit », tant il est frustré et impatient face à la stupidité infime de ses semblables, mais cela n’est, somme toute, pas bien dangereux. Il est bien mieux de le voir en permanence légèrement énervé, que de le voir réellement en colère. Parce que là non plus il ne lève pas la voix ; au contraire, il devient encore plus calme que d’habitude et émet le genre d’aura sombre qui a le don de faire frissonner les gens qui ont le malheur d’assister à une soudaine chute de température dans la pièce dans laquelle ils se trouvent avec le noble en colère. Et il commencera à vous parler en italique. Et vous saurez que vous êtes habituellement mal barré..

Oh, non, il ne lèverait jamais la main sur qui que ce soit…du moins en théorie. Un coup de pied ou une tape par là ou un coup de fouet, pourquoi pas. Mais justement, son manque notable de force et son refus, en théorie, de toute violence excessive, jugée peu digne, fait en sorte qu’il doit trouver d’autres moyens, plus…disons…psychologiques de se défendre.

Dominer.

Car, dans une étrange ambivalence, lorsque l’on considère son apparence délicate et frêle, son calme élégant et son goût pour la couture, la pâtisserie et un bon livre au coin du feu, on n’imagine pas exactement un esprit aussi borné et aussi assuré dans son envie de dominer la situation et dominer les autres. De manière généralement passive, dans la vie de tous les jours, mais n’éveillez pas son amour-propre.

Vous le regretteriez.

Vous réveilleriez en lui quelqu’un qui ne sait probablement pas s’y faire armé de ses poings seuls, mais qui a suffisamment d’intelligence, de capacité de manipulation et de verve diplomatique pour se défendre. Tout pour ne pas perdre la face.

Hautain, oui, il l’est tout à fait, peut-être sans s’en rendre compte puisque cette arrogance et cette fierté dans chacun de ses regards et chacun de ses gestes font partie de tout ce qu’on lui a appris à être depuis son plus jeune âge.

Il se considère comme faisant partie de ce spécimen rare et admirable de personnes qui constituent la haute noblesse…Non seulement une noblesse de sang, bien qu’un arbre généalogique glorieux soit fort satisfaisant à accrocher au-dessus de la cheminée, mais également, et surtout, une noblesse de l’âme… Et qu’est-ce qu’une noblesse de l’âme ? La décence de s’en tenir à des principes de bienséance et d’ordres, de respecter l’étiquette, ne point se ridiculiser en faisant preuve de faiblesse, de comportements disgracieux. N’accepter que le meilleur et le plus sophistiqué en ce qui concerne sa propre personne. Toujours agir avec discernement et sérieux, rester fidèle à ses principes, et être un être de « droiture », au propre comme au figuré…

Et ensuite, l’on s’étonne que Roderich semble être âgé de 40 ans dans sa tête.

Et pourtant, tout cela peut arborer un côté bien immature, notamment lorsqu’il échange des amabilités cyniques et des insultes diverses avec le prussien, son ennemi naturel il semblerait…A ce moment là, tout ce qu’il y a de plus défiant et de plus combatif semble habiter notre jeune aristocrate, mais aussi tout ce qu’il y a de plus ridicule et "gamin".

Malgré cet amour-propre excessif, vous ne le verrez généralement pas s’épancher sur lui-même et se vanter de manière disgracieuse, oh non…Au contraire, l’autrichien a un caractère qui, en plus d’être empli de ces nobles notions un peu chevaleresques, a l’atout indéniable de la sobriété et du sérieux. Il allie d’une manière assez habile l’allure d’un seigneur dans son château et le même genre d’habitudes qu’un comptable parcimonieux…Snob il est, certes, mais avec subtilité. Et il faut être très subtil pour réussir à être un aristocrate qui ne peut pas s’empêcher de raccommoder ses vieux vêtements au lieu de s’en racheter des neufs. Mais il est ainsi, avec simplicité et sérieux.

Cet air qu’il se donne est autant une arme contre les rustres de ce monde qu’une armure…Quoi qu’il arrive, garder un calme remarquable, détaché de la masse. De la plèbe, des paysans, des manants, appelez-les comme vous voulez. Malheureusement, cette attitude hermétique est parfois un peu trop évidente. Oui, lorsque l’on est trop calme, trop neutre, trop froid…on a généralement quelque chose à cacher.

Comme l’envie irrépressible d’aller se cacher derrière un piano comme une autruche cache sa tête dans le sable quand les choses deviennent trop…compliquées. Imaginant généralement qu’il est seul contre le monde. Ne sachant pas qu’en réalité, il en a peur. A chaque fois qu’un sentiment inconnu, étrange lui survient, il fait tout pour le dissimuler de peur de ne pas savoir le contrôler.

Ce qui fait la force d’attaque de l’autrichien – son air de savoir tout des règles d’ordre et de bienséance – ne fait qu’accentuer ce qu’il ignore. Dès l’instant qu’il se retrouve face à quelque chose de d’imprévu et de gênant, dès l’instant qu’il est dans une situation où il ne peut plus garder son calme, notre Roderich ne semble pas être capable de faire…grand-chose. Mis à part s’énerver dans le vide, paniquer légèrement, être terriblement gêné, et adopter des teintes écarlates ma foi assez surprenantes.

Demandez lui d’aller faire les courses et il va probablement se perdre pendant trois heures dans le même rayon et vous ramener plein de produits à bas prix qui…n’étaient pas sur la liste. Enfin. Si seulement le fait qu’il n’a aucun sens pratique était le pire. Mais l’autrichien, avouons-le, est coincé. Il a peut-être 50 ans d’âge intellectuel, mais il a 5 ans d’âge affectif.

Sa galanterie avec les demoiselles est issue de son éducation, mais ne peut dissimuler le fait qu’il ne saurait absolument pas quoi faire de plus à part être…galant. Et ne parlons même pas des garçons. Son esprit ne peut même pas commencer à appréhender tout à fait les relations affectives avec le sexe opposé, alors avec le même sexe… Même si notre cher métrosexuel quelque peu maniéré et complètement maniaque de la propreté…aurait franchement, franchement de quoi se poser des questions, comme se demander pourquoi Prusse le surnomme tout le temps « Sissy ». Ahem. Ce qui fait que notre aristocrate est probablement quelqu’un d’extrêmement frustré en permanence, d'où son énervement intempestif.

Notre autrichien n’a souvent qu’une seule envie face à ce constat…qu’on le laisse être au calme, seul, loin de toute agitation, perdu dans sa musique. Dans son petit monde où RIEN de gênant, d'inconnu et d'étrange peut lui arriver. Oui, en réalité, plus que d’être à contempler le monde du haut de sa grande taille et de son imposante attitude, Roderich en est passablement détaché…il semble adopter la plupart du temps un air neutre, comme s’il était encore à essayer de comprendre comment ce monde marchait et cachait son ignorance derrière une certaine nonchalance…

Oui, idéalement, en temps normal lorsqu’on ne cherche pas à l’exaspérer par tous les moyens possibles et imaginables, Roderich est l’image même du calme. Rien que le voir en temps normal, seul, perdu dans ses pensées, est une vision apaisante.

Une journée rêvée pour lui est probablement lire un livre avec un café viennois et une pâtisserie, se promener dans un jardin et puis passer le reste de son temps à jouer au piano.

On apprécie généralement sa compagnie pour l’effet apaisant qu’il peut avoir sur les gens à ce moment là, et fait que, malgré sa sévérité et son sérieux, il est généralement empreint d’un optimisme et d’une amabilité sereine.

Roderich n’aime pas particulièrement le travail, et passerait bien volontiers ses leçons à composer de la musique en douce s’il n’avait pas, évidemment, pour objectif d’être parmi les meilleurs élèves. Le contraire irait envers ses principes. Pourtant, il n’est pas spécifiquement spartiate dans son mode de vie et considère que les bonnes choses, tant qu’elles sont en modération, sont tout à fait louables…

Mis à part la musique, qui doit évidemment être pratiquée sans aucune forme de modération. Ah oui. Roderich devant un piano et devant toute forme de sa chère musique classique devient…quelqu’un d’autre. Ou plutôt, il révèle devant le piano ce qui doit absolument rester caché. Il devient quelqu’un dont les traits fins s’illuminent d’émotions à la fois subtiles et intenses, le regard brillant d’un air résolu, émanant d’une douce chaleur ou d’une ferveur passionnée. Il sourit, est en colère, et pas de cette colère froide et inquiétante dont il fait preuve envers les autres mais une colère incandescente, sublime. Tristesse. Honte. Tout ce qui semble manquer chez cet être de glace et de cristal à la surface, transparaît dès que ses mains touchent le clavier.

Oui. La preuve qu’il a bien des sentiments non pas d’aristocrate et de conquérant mais…d’humain. Montrant que Roderich, derrière tous ses airs de grand coincé ou insensible ou irascible, est plus plus fragile et refermé sur lui-même qu’il ne laisse paraître. Il peut être terriblement blessé, humilié, attristé. Mais il n’oserait jamais l’exprimer à autre chose qu’un...piano. Il faut être extrêmement têtu pour arriver à le sortir de la petite coquille qu’il s’est crée.

Au moins aussi têtu que lui. Car c'est une vraie tête de mule, notre aristocrate. S'il a décidé de faire quelque chose, il s'accroche jusqu'au bout. Je ne plaisanterais même pas en disant "jusqu'à ce que mort s'ensuive". Même si cela veut dire errer en vain pendant des heures après avoir entrepris de chercher la salle de musique, risquer de se brûler en cuisinant quelque chose, risquer de briser son image de noble seigneur en allant faire la vaisselle…(mais gardant cependant une attitude fort bienséante). C’est l’avantage de cette fierté étrange qui l’habite, dans le sens où elle ne fait pas que lui dicter des règles contraignantes mais lui permettent de faire preuve de courage, d’être touchant même, dans sa résolution infaillible. Même s’il échoue, l’autrichien demeure fort avec l’idée qu’il n’a jamais abandonné son but.

Tout dans sa personne devrait contribuer à faire de lui quelqu'un d'égoïste, et il y a certainement plusieurs aspects de sa personne qui le reflètent…Et pourtant, pour toute sa maladresse affective et son arrogance, pour tout ce qu'il a d'incompréhensible et d'énervant…

Roderich n’est pas quelqu’un de mauvais. Bien au contraire. Si on exclut ses quelques crises de colère assez effrayantes, il part toujours d'une bonne intention 'morale' dans ses réprimandes. Mais de là à être 'gentil' envers quelqu'un...Il fait simplement partie de cette catégorie tout à fait exaspérante de personnes qui pensent qu'elles sont simplement plus adaptées à œuvrer dans l'ombre chaque fois qu'il s'agit de faire preuve de gentillesse. Cela pourrait être perçu comme un signe de faiblesse sinon, voyez. Trop dangereux. Il ne faut pas prendre le risque de s'attacher puis être blessé.

Mais il possède toujours cette calme bienveillance envers les personnes qu’il apprécie. Une manière qu’il a de se préoccuper et de réagir, qui lui donne un air de tuteur sévère mais juste…avec une douceur et une tendresse jamais explicitement avouées. A ces moments là, l'aristocrate devient chevalier servant, en un sourire ou une parole bien placée.

Oui. Il y a la noblesse du sang et la noblesse de l’âme…mais ne daignons jamais oublier la noblesse du cœur.



Ce que vous aimez :

- Il l'aime, l'adule, le vénère, le protège comme une maman lionne protégeant son bébé Simba. Il joue toujours avec lui, boit son café avec lui, le nettoie avec tendresse et le soigne quand il a la voix enrouée. Il le caresse, le chouchoute, et parfois s'endort sur lui.......Bah oui, je parle du piano, pourquoi?

- Hongrie...malgré son gêne distant il est...comment dire........un peu posses-- euh, protecteur à son égard. Un peu. Tout petit peu.

- La musique classique. Beethoven et Mozart, ce sont un peu ses G.I. Joe et Superman. Bref, si il n'en joue pas, si il ne danse pas dessus (une valse, s'entend), si il ne compose pas...il écoute simplement, avec la plus grande joie.

- Le café. N'éloignez pas un autrichien de son café ou il devient probablement agressif. Si vous l'avez déjà privé de piano c'est l'apocalypse assurée.

- Les pâtisseries...tant que c'est raffiné, sucre et chocolaté, il le mange. Oui, alors on ne sait pas comment Autriche fait pour se goinfrer de pâtisseries tout en restant mince comme un piquet, ça doit être le piano qui a des attributs magiques (ou alors c'est juste la magie des aristos qui sparklent) (ou alors c'est le corset, hein Hongrie?)

- Le calme....


Ce que vous n’aimez pas :

- Prusse. Qui représente l'antithèse même du calme.

- Le gâchis d'argent. C'est une de ses grandes névroses, gaspiller ne serait-ce qu'une goutte de café ou un coin de papier. Et ne pensez même pas à jeter cette-chemise-presque-comme-neuve-avec-juste-un-petit-trou-de-rien-du-tout.

- L'indécence et le désordre.

- La musique qui ne correspond pas à son idéal classique. Du genre le rap. YO CHOPIN BALANCE LE SON

- Le sport. Haha. Est-ce que vous imaginez Roderich taper dans un ballon ou faire un sprint? Non? Eh bien n'essayez pas, c'est douloureux à imaginer.


Talents particuliers :

- Il aime le piano et le piano lui rend bien...il joue divinement bien, et malgré ses élans de modestie gênée quand on le complimente, en est bien conscient, merci bien. Autrement, il joue aussi du violon, bien qu'à un niveau un peu moins proche de la perfection.

- Faire la cuisine...Il peut faire quelques petits plats de chez lui mais préfère de lui faire des gateaux, pâtisseries et viennoiseries en tout genre.

- Coudre...car tout radin qui se respecte doit raccomoder ses vêtements avec soin (comment ça on dirait la liste des qualités d'une femme au foyer?)

- Danser la valse. Ne lui demandez simplement pas de danser dans un style plus moderne...

- S'occuper de ses enfants

Habitudes/Tics :

- Jouer avec sa mèche quand il est mal à l'aise

- Réajuster ses lunettes quand il a envie de faire la morale

- Boire beaucoup de café quand il a envie de boire beaucoup de café, c'est à dire presque tout le temps.

- Se perdre. Mettez le à l'essai, lâchez le dans n'importe quel couloir de l'école et chronométrez le temps qu'il prend pour se perdre, c'est amusant. Le fait qu'il arpente la même école depuis des années n'aide manifestement pas côté orientation.

Clubs dont vous faites partie : Club de musique
Loisirs : Jouer de la musique, faire la cuisine, lire, moraliser
Poste/Emploi : Il est embauché de temps à autre en tant que pianiste dans des soirées...mais il tient à garder ça privé, qu'on ne sache pas qu'un aristocrate s'abaisse parfois au niveau de la plèbe qui a besoin d'argent.

    VOUS ! Oui, vous !

    Surnom : Clayre, Carmine
    Âge : L'âge aristocratique. Trop vieille pour écrire autant de bêtises, en vérité...20. Allez y, jetez vos pierres.
    Comment vous avez connu le forum ? J'ai suivi les pianos magiques qui m’ont menée à l’illumination divine.
    Des commentaires ? Je me demande combien de fois j’ai écrit « piano » dans cette fiche…
    Et pour finir, le fameux code secret ! Gris, bleu et noir, et puis ensuite gris, noir et argenté.

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MessageSujet: Re: Ma colère est Chopin! (aristocratiquement terminé) Mar 28 Fév - 1:54

Validé.
Et si vous n'êtes pas sage, nous écrirons à votre mère pour l'en avertir *musique des dents de la mère*
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