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[ Angleterre] 1888 - The case of Jack the Ripper

 
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MessageSujet: [ Angleterre] 1888 - The case of Jack the Ripper Mer 10 Juin - 17:30






"
Dear Boss,
I keep on hearing the police have caught me
but they wont fix me just yet...
...My knife’s so nice and sharp I want to get to
work right away if I get a chance. Good Luck.
─  Your truly, Jack the Ripper

"



Citation :
"Monsieur,

Dans le cadre de la recherche et de votre cursus scolaire, vous êtes convoqués à une quête du Projet Revival, salle PR, à 13h le Jeudi 11 Juin. Vous serez dispensé de cours de Géographie pour les besoins de la séance.
Vous serez encadrés par un professeur disponible à cette heure.

L'intelligence artificielle vous donnera les détails de votre mission sur place.

Cordialement,

L'administration."

[Vous sortez de table et de cours de sport, vous êtes légèrement épuisé. Cela rajouté à la chaleur, vous auriez bien préféré prendre le temps de boire un thé glacé plutôt que d'aller, pour le troisième jour consécutif, en session de Project Revival. Tant des souvenirs remués en ce moment, des souvenirs durs, violents, et cela ne semble pas être en voix de se calmer.
Bien qu'habitué, vous entre dans la salle avec une petite appréhension, et une légère boule au ventre, vous craignez déjà le pire, et vous avez peut-être raison...]


Veuillez prendre en compte les mesures de sécurité indiquées sur le règlement.
Si vous êtes malades, fatigués, blessés, ou autre, veuillez le préciser à votre professeur qui décidera ou non si vous êtes aptes à travailler.
Vous serez notez à la fin de cet exercice.

Installez-vous sur les couchettes et placez votre tête et votre bras dans les zones appropriées.
L'écran sur votre gauche vous indique les date et lieu de votre quête.

[L'écran affiche : ''Europe. 1888, Londres.'' ]

[ http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_l%27%C3%89ventreur
https://www.youtube.com/watch?v=8-yQroTBL3o ]

Votre mission consistera à tenter de découvrir la véritable identité du tueur surnommé ''Jack l'Éventreur''.

La synchronisation commença dans trois... deux...




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MessageSujet: Re: [ Angleterre] 1888 - The case of Jack the Ripper Ven 12 Juin - 0:04

Il s’agissait là de la troisième mission du Projet Revival depuis le début de la semaine, et nous ne sommes que Jeudi. A chaque fois qu’une mission se terminait, l’anglais était épuisé, avec un mal de crâne incroyable et des images en tête. Trop d’images, qui l’empêchaient de dormir pendant un petit moment. Encore une mission, mais seul cette fois-ci, ce qui l’intriguait au plus haut point, quel moment de l’histoire allait-il revivre en étant seul ?
Après avoir passé un petit moment dans la salle commune à discuter avec Ellen, l’anglais avait fini par partir pour se rendre dans cette salle qu’il commençait à connaitre parfaitement. Le seul point positif de l’endroit est, qu’il faisait bien frais, ce qui est très agréable en cette saison, surtout quand on supporte peu la chaleur.
Les professeurs l’attendaient déjà, lui adressant un sourire poli, qu’il leur renvoya, par simple politesse. Il aurait voulu être ailleurs, continuer à rester dans la salle, être en cours, à lire un bon livre dans sa chambre, mais pas ici… A peine il s’installa sur la couchette il hocha la tête aux diverses questions du corps enseignant, oui il n’est pas malade, non il ne doit pas partir non tout va bien…

« Europe. 1888, Londres.»

Au moins cela va se dérouler chez lui, et non pas une énième bataille sur il ne sait quel continent…

« Votre mission [….]Jack l'Éventreur''. »

Son mauvais pressentiment était donc justifié, à l’entente de ce surnom si connu et effrayant, l’anglais ouvrit de grands yeux surpris, avec un mouvement vif pour se redresser, avant d’être rapidement remis à l’ordre par un professeur qui l’obligea à rester allongé, pour sa santé qu’il disait. Arthur essayait du mieux qu’il pouvait de lutter, de ne pas se laisser tomber dans ce sommeil, répétant à qui voulait l’entendre des « non » qui n’étaient même pas écoutés. La dernière image que son cerveau imprima était un professeur, une main sur son épaule qui le maintenait contre la couchette. Et puis, plus rien.
Un flou total.
Il arrivait rarement à Arthur de ne pas avoir envie d’une mission, ça n’était même encore jamais arrivé, avant ce jour. Pourquoi l’obliger à vivre ce moment de l’histoire ?! Était-ce une simple distraction pour ces gens-là ? Une envie perverse et tordue de l’obliger à voir tout ceci ?

Cette sensation de noir et de chute lui donnait l’impression de durer pendant de longues heures, alors qu’en réalité cela ne durait même pas une minute.
Le décor se dessina petit à petit autour de la silhouette anglaise, alors qu’il était en train de marcher au milieu d’une foule d’hommes et de femmes aux visages encore trop incertains pour être distingués.
Au cœur de la ville, tout était bruyant, le brouhaha constant des gens, les chevaux qui circulaient, leurs sabots venant frapper les pierres dures et froides.
Replaçant sa veste noire après un petit courant d’air, l’anglais avançait dans la foule, se mêlant à toutes ces personnes, tel un anonyme, alors qu’il était l’Angleterre elle-même. La grande formalité de sa tenue indiquait qu’il sortait d’une visite importante. Et pas n’importe quelle visite.
Un entretien avec la Reine, l’inestimable Reine Victoria. Il n’était pas rare pour lui de la voir, il faisait ça depuis le début de son histoire, rendre visite à ses dirigeants pour s’entretenir de choses  et d’autres, parler de guerres, ou tout simplement en profiter pour prendre un thé.
Mais malheureusement pour Arthur Kirkland, l’élève de l’académie, ce n’était pas aujourd’hui qu’il rencontrerait cette Reine, l’histoire qu’il venait de prendre en route se déroulait juste après. Mais quelque chose d’encore plus incroyable allait lui arriver sous peu.

Jeudi 8 Novembre 1888.

Le vent était glacial en cette saison, les températures étaient en baisse ces derniers temps, mais ce n’était qu’une année comme une autre, un hiver comme ceux qu’il a déjà vécu depuis si longtemps. Mais il pressait quand même le pas, impatient d’enfin entrer dans un fiacre pour se rendre là où il le désirait. Traversant une route pour passer par une petite ruelle, son esprit se perdait dans des réflexions vaines, qu’allait-il cuisiner ce soir ? Ou pourquoi ne pas se rendre au restaurant pour manger quelque chose de bon ? Manquant de rentrer dans une dame joliment vêtue d’une robe beige agrémentée d’un drapé rouge, il s’excusa en lui faisant de nombreux sourires, charmée qu’elle était par ce gentilhomme agréable.
Il descendit une grande rue animée, pour finalement arriver à son endroit habituel, là où un fiacre l’attendait. Adressant un sourire au cocher, vêtu d’un gros manteau pour braver le vent hivernal. Sans perdre un instant, l’anglais pénétra dans la cabine et s’y installant, après lui avoir indiqué sa destination.
Le temps du voyage était assez rapide, alors que le blond regardait dehors, les gens qui défilaient à mesure que le cheval avançait.

Un saut rapide dans son appart pour pouvoir prendre une bonne douche, et se changer, pour revêtir des vêtements plus passe partout. Enfilant un pantalon gris presque noir, une chemise dans les mêmes teintes, une veste noire suffisamment chaude pour la saison. Son changement vestimentaire le change du tout au tout, d’un gentleman de la haute société il devient un simple homme passe partout et anonyme dans cette masse humaine. C’est ce qu’il désirait en cette soirée du 8 Novembre, l’anonymat.

Après avoir mangé rapidement une soupe aux légumes, l’anglais était de nouveau sortit, l’agitation de la ville s’était calmée avec la tombée de la nuit, laissant la place aux lumières tamisées des lampadaires dans la rue.
L’esprit d’Arthur Kirkland venait brouiller tout ce qui se passait ici, les rues qu’il empruntait n’était pas claire, où se trouvait-il dans la ville de Londres ? Une seule indication apparut comme un flash à son esprit, le 13 Miller's Court… Une adresse des plus floues.

___________________

Sa conscience de nation était de retour, ou du moins, l’influence de l’esprit de l’élève à New York venait d’être écrasé par son passé, par son histoire.
Un retour à cette réalité historique sombre, terriblement sombre. Clignant lentement des yeux, l’anglais s’habituait à cette faible luminosité qui provenait seulement d’une chandelle posée sur une table, et le reste de quelques étincelles de quelque chose qui venait de brûler à l’instant. L’air était lourd, terriblement lourd malgré la saison et le froid qui vivait sans fin dehors. Le blond était assis au sol, il posa une main à côté de lui pour essayer de se relever, mais sa paume s’écrasa contre quelque chose de visqueux et très chaud. Sa main vint se porter au niveau de son visage, ses yeux ayant réussi à s’habituer de nouveau à cette faible luminosité pour y distinguer des tâches sombres sur sa main entière. Du sang. Séché à certains endroit, ou encore très frais, qui coulait le long de son avant-bras en un doux frisson.
L’odeur qui régnait dans cette petite pièce était à présent très claire. C’était l’odeur du sang, de la mort, du corps éventré qui se trouvait juste à côté de sa tête, sur le lit maculé de rouge.

Il était Jack l’Eventreur.
Je suis Jack l’Eventreur.

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MessageSujet: Re: [ Angleterre] 1888 - The case of Jack the Ripper Dim 14 Juin - 0:42

/!\ Ce qui va suivre dans ce rp n’est pas tout public, si vous êtes un peu sensible à tout ce qui est gore etc, ne lisez plus, arrêtez-vous. Ou alors lisez, mais vous êtes prévenus ! /!\

« Only a violet I plucked when but a boy,
And oft' times when I'm sad at heart, this flow'r has given me joy,
But while life does remain, in memoriam I'll retain
This small violet I plucked from mother's grave.
»*

Emma Smith, Martha Tabram, Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes, Mary Jane Kelly, Rose Mylett, Alice McKenzie, « Torse de Pinchin Street » (nom non identifié), Frances Coles.
Voici les noms des onze femmes qui ont connu la mort entre le 3 Avril 1888 et le 13 Février 1891. Du simple étranglement, à la gorge tranchée et à des mutilations abominables, ces femmes ont toutes eues la même conclusion : la mort.
Toutes assassinées de sang-froid au district londonien de Whitechapel, et pour aucune d’entre elles le coupable n’a pu être retrouvé. Que feriez-vous, à la place de ces habitants, sachant que des criminels rôdent, n’hésitant pas à tuer de manière abominable ? Rien. Simplement espérer que vous n’êtes pas la prochaine sur la liste, ou que Scotland Yard réussira à résoudre ces affaires sanglantes assez vite.

‘Un vent de terreur et de violence secoue l’Angleterre’

Voici la une d’un des journaux qui n’a pas vécu bien longtemps parmi les autres, parmi les plus forts, avec accompagné de ce titre intriguant, une caricature de cet homme que l’on nommait « Jack l’Eventreur ».
Mais comment faire quand c’est la nation en elle-même, qui est la cause de ce drame, la cause même de ce vent de terreur et de violence ?

___________________

L’odeur de la pièce était devenue étouffante, le sang répandu de partout parfumait à volonté cette chambre où la mort venait de frapper.
Une femme simplement vêtue d’une chemise de nuit anciennement blanche était allongée sur ce lit où le sang avait souillé les draps, plus aucun retour en arrière ne serait possible. Son cœur s’était arrêté de battre il y a bien longtemps, au moins deux heures, même si l’anglais n’avait plus aucune notion du temps.
Ses épaules contre le lit, mais l’axe de son corps légèrement incliné vers la gauche, le visage tourné vers la gauche lui aussi. Dévoilant un faciès défiguré. Il était impossible d’y distinguer un nez, des sourcils, des yeux, plus rien n’existait de cette femme qui fût si belle, des coups de couteau avait lacéré son visage avec une violence inouïe. Le sang continuait à tomber par gouttes sur les draps, certains endroits avaient déjà coagulés de depuis les premiers coups, créant des croutes de sang durcis. Ce visage n’avait plus rien d’humain, la peau devenue irrégulière et en lambeaux ne permettait même pas de voir l’expression de la mort, d’agonie sur le visage de Mary Jane Kelly.
Son cou dévoilait un bout de sa colonne vertébrale, où des bouts de chairs reposaient encore, rougis par le sang et les muscles encore peu présents. La gorge était dure à trancher, heureusement il avait pu s’entrainer sur d’autres femmes avant, et sur des animaux, la chair est si simple à transpercer, mais traverser et casser la trachée est une épreuve d’un tout autre niveau. Le tueur avait dû insister un long moment pour réussir à passer à travers, dans des grands coups violents, acharnés, avant de finalement entendre ce « crac » libérateur, te voilà libérée de ta trachée ma Mary Jane Kelly, respires-tu mieux à présent ?
La carotide était vraiment une artère facile à trancher, mais qui répandait tellement de sang autour. L’anglais en avait reçu sur le visage, les mains, le corps, l’artère pulsant l’hémoglobine un peu partout, avant de se calmer petit à petit, crachant le liquide par des petits à-coups de plus en plus faible, pour finalement s’arrêter à tout jamais.

Son corps si désirable étendu sur ce lit blanc n’en restait pas moins un plaisir pour les yeux, cette teinte de rouge se répandant partout ajoutant un éclat, ces cheveux châtains clairs teint de la même couleur que le reste. L’anglais s’approcha pour prendre ces cheveux d’une délicatesse surprenante malgré ce qu’il venait de faire, pour les replacer sur l’oreiller, les remontant légèrement, en profitant même pour les caresser doucement, ils étaient d’une douceur étonnante et agréable. Dire que plus jamais personne ne pourra profiter de cette délicatesse. Une mèche de cheveux glissa sur l’oreiller pour retomber sur les reins, le sein droit ainsi que l’utérus qui reposaient sagement sur le lit, juste sous sa tête.
Ce sein-là avait été bizarrement le plus difficile à sectionner, tranché à la base, avec son couteau de quinze centimètres, il avait dû insister longtemps, déchirant les chairs ainsi que les muscles, pressant fortement le sein entre ses doigts pour le maintenir et réussir tant bien que mal à le découper, la peau finissant par lâcher sous les assauts répétés de la lame en fer très affutée.
L’utérus lui avait été simple à retirer, il avait déjà pu s’entrainer sur Elizabeth Stride ainsi que Catherine Eddowes, il suffisait de bien savoir où il fallait trancher. Découper le bas ventre en un triangle élargi, en faisant attention de ne pas sectionner les trompes, couper le tout, et l’ôter de son hôte.
Mais le détail n’était pas ce qui lui donnait envie ce soir-là, il avait glissé le couteau le long de son abdomen,  tranchant la sangle abdominale sans trop de soucis, alors qu’il tenait son arme à deux mains. Attrapant un bout de chair d’une main, le muscle y étant encore accroché, il le découpa avec un sourire aux lèvres, pour finalement le prendre et aller le poser sur la table à côté de lui.
Son abdomen grand ouvert exposait les viscères aux yeux du monde entier, quel magnifique tableau, ces intestins, son foie, un bout de ses poumons etc, que d’organes en merveilleux état, et qui auraient pu fonctionner encore de longues années. Une douce chaleur émanait de ce corps ouvert, ainsi qu’une odeur très particulière, mais qui n’était pas des plus désagréables, disons plutôt, que son nez avait réussi à s’y habituer. Les deux reins lui avaient été retirés eux aussi, pour être placés sous sa tête.

Ses jambes étaient en position largement écartées, la cuisse gauche formant un angle droit avec le tronc, alors que la cuisse droite formait un angle obtus avec son pubis. Quelle position décadente mais magnifique pour cette prostituée Mary Jane Kelly. Cette pauvre femme innocente, mais qui allait vivre une mort atroce, et des mutilations à peine imaginables pour un homme.
La chair ainsi que les muscles de la cuisse droite avaient été arrachées à coup de couteau, tirant la chair et les muscles qui opposaient plus de résistance, pour n’y laisser plus que le fémur apparent, ensanglanté, là où un bout de peau pendouillait encore, un simple petit bout qui s’était glissé de ses mains. Cet os si lisse et si fin était enfin découvert de tout ce superflu humain, dévoilant une blancheur étonnante alors que l’anglais passait sa main sur cet ossement pour lui retirer ce petit bout de chair, et retirer le surplus de sang.
La simple chandelle qui éclairait la pièce n’était pas suffisante, il lui avait fallu allumer avec des allumettes quelques vêtements qui trainaient là, sur une grille en fer, pas loin de la scène de crime, mais le feu commençait à faiblir doucement. Il avait dû s’arrêter dans son art sanglant, pour remettre à brûler quelques vêtements et ainsi continuer la contemplation de ce massacre.

Son sein gauche se trouvait à côté du pied droit, ce sein-là était plus petit que l’autre, c’était une des nombreuses réflexions qu’il avait eu alors qu’il découpait la chair, ayant pris plus d’assurance, celui-ci était bien mieux tranché, la peau moins abimée et charcutée, une réussite totale.
Son foie gisait entre ses pieds, organe qui ne lui servirait plus à grand-chose à présent. Ses intestins étaient pour la plupart déroulés à la droite de son corps, tâchant ce qu’il restait de blancheur dans les draps, et pour finir, la rate déposée à sa gauche.  
Les bras étaient mutilés de nombreux coups de couteau, certains volontaires, d’autres quand le couteau de l’anglais glissait pour venir s’écraser dans la peau du bras gauche ou du bras droit.
Le tableau final était fait, son corps gisait là, sans vie. Avec une lueur rougeâtre avec tout ce sang qui avait été prélevé lors de ce massacre.
Tournant la tête pour y voir la petite table juste à côté, là où s’amoncelait des bouts de chair et de muscles, provenant de son abdomen et ses cuisses, trônait tout en haut, son organe le plus important, le plus vital… Son cœur. Qu’il aurait voulu le voir battre plus longtemps, avoir la chance de le tenir dans sa main, dégoulinante de sang, alors que les pulsations se faisaient encore. Mais quelle tristesse de voir que tout cela s’était arrêté bien vite une fois arraché de son hôte.  
Tout ce travail avait été fait en deux heures, voir même un peu plus, l’anglais n’ayant plus aucune notion du temps quand il faisait cela, la flamme qui brûlait des vêtements venait de s’éteindre il y a quelques minutes.

Je ne peux pas avoir fait ça, c’est impossible… Il ne faut pas que quelqu’un le découvre… Surtout pas…

L’anglais passa sa main sur son pantalon pour y sentir un fluide encore visqueux qui lui était familier. Ouvrant sa veste de l’autre main, il y sortit un mouchoir en tissus, où il essuya sa main ainsi que son bas ventre. Comment aurait-il pu résister à se caresser devant le visage d’agonie de cette femme, alors qu’il venait de lui trancher la gorge, et que la vie s’en allait de son corps doucement. Il avait réussi à atteindre la jouissance rapidement, et d’une façon des plus agréables, tellement différente de toutes les autres fois… Se sentant plus vivant que jamais.

Après avoir bien pris soin d’essuyer le sang encore frais de ses mains, pour celui qui était séché il était trop tard, l’anglais ne pouvait plus rien faire, de sa poche il en sortit un autre tissus plus grand.
D’une main il attrapa le cœur, cet organe roi, qui trônait sur la chair et les muscles, pour l’enrouler dans cette étoffe noire, et glisser le tout sous sa veste, qu’il tenait fermement.
Pour finalement sortir de la même façon qu’il était entré, en ouvrant la porte grâce à une fenêtre cassée, même si la sortie était plus simple, la porte grande ouverte, l’anglais contemplait de là où il était cette scène qui sera découverte bien plus tard, le lendemain matin vers 10h45. Lui adressant une révérence comme  un dernier adieu, il ferma la porte, et se glissa dans la nuit, froide et noire, à 5h30 du matin, pour continuer sa vie, son histoire, et mettre un point final à la mort de Mary Jane Kelly.

Je ne peux pas les laisser savoir…

*
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [ Angleterre] 1888 - The case of Jack the Ripper Mar 16 Juin - 23:29

Do you think it's possible for an entire nation to be insane?” -  Terry Pratchett

De fines gouttes de pluie venaient s’écraser au sol dans un rythme totalement irrégulier, dessinant des petites tâches sur l’asphalte, qui s’effaçaient aussitôt.
Le blond baissait la tête quand il sentit une goutte venir sur son nez, ses cheveux protégeant ses yeux, alors que son rythme de marche était rapide et nerveux. Le vent s’était levé à son tour, lançant une vague de froid dans la grande ville, et surtout dans le petit quartier de Whitechapel, la Tamise n’étant pas bien loin pour rendre le tout humide.
Le cœur de l’anglais commençait à perdre toute sa chaleur lui aussi, bien pressé contre son torse, enrobé dans une pièce de tissus noir. Il était encore très tôt, la ville n’était même pas encore réveillé, ou à part quelques passants et passantes, qui devaient partir à l’aube pour aller travailler, mais cela n’empêchait pas à l’anglais de se méfier de qui il pouvait bien croiser. Impossible que quelqu’un le reconnaisse dans ce bas quartier, avec ces gens pitoyable, qui ne correspondaient pas au genre qu’il fréquentait en général. Et pourquoi donc ? Alors qu’il représente une nation entière, des gens les plus riches, l’élite mais aussi les plus démunis et les moins chanceux dans ce monde impitoyable.
C’était surtout cette inégalité, et cette pression qu’il ressentait sur ses propres terres qui l’avait poussé à faire tout ceci.

Je dois trouver un moyen de leur mentir, je ne peux pas révéler, à qui que ce soit, qui se cache vraiment sous ce mystérieux surnom de Jack the Ripper, ce fantôme qui a fait couler tant d’encre et de sang. Il faut que je me réveille de ce cauchemar…

Sa vue se brouillait légèrement quelques fois, mais cela revenait vite à la normale, alors qu’il regardait droit devant lui, les eaux de la Tamise. Pendant vingt minutes il avait marché, de ce pas pressé, et impatient d’enfin arrivé là où il le désirait. Prenant bien garde à regarder tout autour de lui si personne n’était présent, l’anglais ouvra son manteau et en sortit le cœur de Mary Jane Kelly, pour le laisser tomber dans l’eau, créant un bruit sourd, alors que l’organe s’enfonçait rapidement tout au fond de l’eau. Le tissu toujours dans la main, il ne lui manquera plus qu’à y mettre le feu, et le tour était joué.  Jack l’Eventreur avait commis un des crimes les plus horribles que l’histoire n’a jamais connu, et qui sera pour toujours une énigme non résolue.
La police se tromperait tout le temps, et sur toute la ligne, imputant même d’autres meurtres à des inconnus, alors que non, c’était bien la même personne qui les avait tuées. L’Angleterre.
S’éloignant rapidement des bords de la Tamise, l’anglais retourna vers Whitechapel, pour peut-être y voir une quelconque agitation, si quelqu’un avait déjà remarqué le corps, mais non, rien, aucun membre de Scotland Yard ne trainait dans le coin pour l’instant, Mary Jane Kelly était encore chez elle, sans que personne ne soit au courant qu’elle était morte, ses proches la pensaient certainement encore vivante ? Alors que ses viscères s’étaient arrêtés de saigner depuis bien longtemps maintenant.

___________________

Les heures avaient passées à une vitesse incroyable, l’anglais avait eu comme une absence étrange, un moment de vide, de flottement flou. Mais ses pas le menaient inconsciemment vers Whitechapel, alors qu’il ne voulait plus y remettre un pied avant longtemps… Il était déjà midi.
Son cœur battait fort dans sa poitrine, trop rapidement même, cela en était presque douloureux, il n’avait aucune idée de pourquoi il faisait cela, se rendre sur la scène du crime était du pur suicide, l’anglais serait obligatoirement interrogé, Angleterre ou pas, rien que pour espérer obtenir des informations de sa part.

Je ne leur donnerais aucune information, tout ce que j’ai vu, reste et restera dans ce passé secret, quitte à y faire de choses inimaginables pour m’enfuir de tout cet enfer…

Des cernes violets creusaient les yeux de l’anglais, qui n’avait plus dormi depuis très longtemps, obsédé par ces cauchemars de nations, mais aussi par ce qu’il avait fait à ces femmes, et ce qu’il s’apprêtait à faire. Le croiser à Whitechapel, et dans cet état fatigué, le teint blafard, et rapidement on le prendrait pour un fou, qui a bien besoin de faire un petit tour en asile pour se refaire une santé. Et comme prévu, les nombreux policiers étaient présents dans la rue de Mary Jane Kelly, des civils étaient présents, ainsi que des membres de Scotland Yard, tout le monde était là pour voir le spectacle, voire de l’agitation et surtout, se faire peur.
S’approchant de la foule, l’anglais se prenait la tête entre les mains, un terrible mal de tête lui vrillait les tempes et les yeux, comme si son crâne allait exploser sous la pression, sa vue se brouillant alors qu’il regardait les dalles grises au sol. Bousculant certaines personnes attroupées devant la porte de l’appartement, il réussit à se rendre tout devant, face à des gens de Scotland Yard.

« C’est moi. Je suis coupable. Je l’avoue. »

Les mots sortaient de sa bouche avec hésitation, d’une voix légèrement tremblante, alors qu’il fronçait les sourcils sous les assauts incessants des coups à l’intérieur de sa tête. Ne parvenant pas à attirer l’attention dont il avait besoin, l’anglais se tourna vers la foule, pour attraper par le bras une jeune femme d’une vingtaine d’année pas plus, le bras fin qu’il serra avec fermeté, alors qu’il l’attira contre lui, pressant son corps contre le sien, parvenant à la coincer.
De son manteau il sortit un couteau, celui qui lui avait plusieurs heures auparavant, le calant sous la gorge de la jeune femme, qui se mit à crier aussitôt, et la foule répondit en écho, comme des moutons.

« Réagissez putain !! »

Sa vue se brouillait de plus en plus, les hommes qui se précipitaient vers lui n’étaient plus que des ombres noires, les cris des uns et des autres n’étaient plus que des bourdonnements lointains, avant que le rideau noir ne tombe pour de bon sur cette scène ensanglantée.

Arthur ouvrit d’un coup les yeux, reprenant une grande inspiration, comme s’il était resté en apnée depuis des heures, l’éblouissant par les lumières blanches et puissantes du plafond, de cette salle immaculée de blanc. Essayant de se relever aussitôt, mais pris d’un étourdissement il se laissa retomber sur la couchette, alors qu’un professeur approchait pour lui tendre un verre d’eau. D’une main il le repoussa pour se redresser, déglutissant douloureusement. Il savait tout, absolument tout, mais eux, ces rapaces en quête d’informations, de choses croustillantes à utiliser ne devaient rien savoir. Certains lui demandaient de rester allongé, le temps de se remettre de ce qu’il venait de vivre dans son passé, mais une remonté secoua son corps, sa main vint se mettre rapidement devant sa bouche.

« Je me sens mal… Je dois aller vomir… »

Sa voix était tremblante, et basse, alors qu’il se levait pour essayer tant bien que mal de se rendre aux toilettes avant qu’il ne soit trop tard.

Le mystère de Jack the Ripper restera un secret encore longtemps, au moins le temps qu’Arthur Kirkland sera là, et gardera ça bien caché au fond de lui.
Cet étrange moment de l’histoire, ou la nation elle-même a été prise de démence, dans ce vent de folie qui frappait le pays, et cette médiatisation exagérée, pour satisfaire la haute société en manque de frisson, et friande de ces histoires. Mais aussi pour faire réagir sur ce quartier défavorisé et dangereux, les yeux rivés sur ce lieu, tout a été mis en œuvre pour changer les choses, y créer un endroit sûr, ou la mort, la prostitution, la violence, l’alcool n’y avait plus une aussi grande place.
Ce qui en soi est une sorte de réussite, par la montée de Whitechapel, mais qui a valu la mort de onze femmes, ainsi que la folie de la nation.
Nation qui continue à vivre encore maintenant, et qui abrite ce terrible secret en son cœur.

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MessageSujet: Re: [ Angleterre] 1888 - The case of Jack the Ripper Mer 17 Juin - 0:13






"
From hell,
Mr Lusk, Sor
I send you half the
Kidne I took from one women
Catch me when you can

"



[Suites à des complications de l'état de l'élève, ce dernier fut ramené en urgence à la réalité. Il a été prit en charge avec le personnel afin qu'il bénéficie des soins nécessaires. ]

Arthur Kirkland : Votre performance a été évaluée à 10/20 selon les algorithmes. Vous gagnez 5 points.

La mission n'a pas été menée à bien.

Veuillez vous retirer après vos 15 minutes de discussions réglementaires avec le corps enseignant.




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