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[Pays-Bas & Angleterre] Première Guerre Anglo-Néerlandaise - 1652

 
Maître du Jeu
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god



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MessageSujet: [Pays-Bas & Angleterre] Première Guerre Anglo-Néerlandaise - 1652 Dim 7 Juin - 16:08






"
Upon one summer's morning
I carefully did stray
Down by the walls of wapping
Where I met a sailor gay  

"



Citation :
"Messieurs,

Dans le cadre de la recherche et de votre cursus scolaire, vous êtes convoqués à une quête du Projet Revival, salle PR, à 15h le Lundi 8 Juin. Vous serez tous deux dispensés de cours d'Économie et de  Sciences & Physique ce jour.
Vous serez encadrés par un professeur disponible à cette heure.

L'intelligence artificielle vous donnera les détails de votre mission sur place.

Cordialement,

L'administration."

[Malgré la chaleur extérieur de ce début de mois de juin, la salle réservée au Project Revival et fraîche et agréable, peut-être un peu trop, comme si la climatisation était un peu mal réglée. Mais bref, vous vous installez et le vieil homme à l'écran fait son apparition pour, comme toujours, vous détailler la mission qui vous concerne aujourd'hui.]

Bonjour,

Veuillez prendre en compte les mesures de sécurité indiquées sur le règlement.
Si vous êtes malades, fatigués, blessés, ou autre, veuillez le préciser à votre professeur qui décidera ou non si vous êtes aptes à travailler.

Installez-vous sur les couchettes et placez votre tête et votre bras dans les zones appropriées.
L'écran sur votre gauche vous indique les date et lieu de votre quête.

[L'écran affiche : « Europe. 1652, Mer du Nord. »]

Votre mission consistera, à échéance de la guerre, à co-signer traité de Westminster qui marque la fin du conflit.
Vous serez noté à la fin de cet exercice

[ http://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_Guerre_anglo-n%C3%A9erlandaise
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Westminster_%281654%29 ]

La synchronisation débutera dans trois... deux...



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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Angleterre] Première Guerre Anglo-Néerlandaise - 1652 Dim 14 Juin - 17:32


« Les Anglais se préparent à attaquer une montagne d’or ; nous, nous préparons à attaquer une montagne de fer ».
- Ambassadeur des Provinces-Unies, 10 juillet 1652.

Les formalités habituelles. L'annonce de la mission, les cours qui sautent, les explications concernant la mission après s'être installés dans la machine. Maarten avait depuis longtemps abandonné l'idée qu'un jour une de ses missions ne lui imposent pas d'interagir avec les quelques énergumènes qu'il supportait le moins. Jamais une de ses missions ne le laisserait heureux et satisfait, probablement. Pas tant qu'il serait cantonné à ces époques de batailles navales qu'il ne gagnait pas tout le temps et qui le laissaient émotionnellement dans un état piteux, qu'il parvenait à cacher habilement derrière ses classiques expressions agressives.

A peine avait-il fini cette sale mission avec Espagne qu'on lui en avait lancé une autre, la bataille des Dunes, et que quelques jours plus tard à peine on lui proposait affectueusement de retrouver ce cher capitaine Tromp, cette fois-ci aux prises avec les plus perfides des européens. Il appréciait Tromp autant qu'un hollandais des Provinces-Unies d'antan pouvait apprécier un valeureux capitaine qui menait ses troupes à la victoire, et il ne tenait pas une seconde à devoir supporter sa chute. Mais on ne refaisait pas l'Histoire, malheureusement. Et l'Histoire telle qu'elle avait été écrite par les vainqueurs n'était pas une promenade de santé. Il ne prit même pas la peine de saluer Kirkland, et le saut dans ce passé mystérieux trop réaliste ne l'impressionna pas autant que d'habitude.

+++

La pièce d'or qu'il tenait entre les doigts brillait au soleil, à travers les larges vitres de la cabine du capitaine. Il l'observait et vérifiait sa qualité comme un joaillier, méticuleux et attaché aux détails. Il entendait l'agitation autour de lui, les pas bruyants des matelots un peu partout sur le navire, les cris, les rires, les jurons lancés à la ronde pour qui voulait bien les entendre à l'intention des anglais. A cette époque agitée, les alliances se faisaient se défaisaient, les amis de toujours devenaient les ennemis mortels, et les alliances commerciales devenaient des rivalités qui envoyaient richesses et hommes rejoindre Davy Jones. Une époque de sang, d'or, d'alcool et d'eau de mer, de conquêtes et de trahisons.
Angleterre n'avait jamais été ce qu'il aurait pu qualifier d'ami. Pourtant, ils avaient du se serrer la main, et jouer le jeu de l'amitié quelques petites décennies, le temps qu'il avait fallu avant que leurs intérêts ne divergent.
Deux imbéciles avides de pouvoir qui avaient trouvé des intérêts commun dans la déchéance de l'armada invincible espagnole, un ennemi commun qui les avait rapprochés malgré leur incapacité chronique à communiquer normalement.
Ils auraient pu être amis. Mais le représentant de l'Angleterre n'était qu'un arriviste qui n'était ami qu'avec son reflet dans le miroir, et le hollandais n'avait plus confiance en personne depuis bien longtemps.

Maarten fit voltiger la pièce d'un geste habitué avant de la ranger dans la bourse qu'il était en train de recompter. Après tout, il ne pouvait pas toujours jouer les victimes. Si Kirkland avait regardé de loin la bataille des Dunes en pariant sur le vainqueur et en se plaignant telle une diva que ses eaux avaient été souillées alors qu'il n'avait pas pris la peine de venir aider qui que ce soit, c'était les Provinces-Unies qui avaient préféré faire affaires avec l'Espagne plutôt qu'avec le blond aux épais sourcils, britannique dont le pouvoir commençait à croître d'une façon qui déplaisait grandement à son ancien allié hollandais. Et l'amitié n'a pas de place dans les affaires. Le grand blond vêtu de ses habituelles couleurs avait la mémoire courte quand il s'agissait d'argent. Sa rancune pouvait disparaître le temps d'une transaction.

Tromp : "Le vent les amène dans notre direction. J'espérais presque pouvoir éviter une autre confrontation."
Van Galen : "Ils nous cherchent. Il n'y a rien à éviter."
Tromp : "Des mois qu'ils s'attaquent à tous nos convois. Ayscue n'abandonnera pas avant de m'avoir ruiné."
Van Galen : "Nous l'avons sous-estimé après notre retour du Portugal, c'était une erreur."
Tromp : "Ca n'arrivera plus."
Van Galen : "Tant que le vent est en notre faveur."

Le blond laissa le capitaine faire les cent pas pendant qu'il observait la flotte ennemie se rapprocher au loin. Il savait qu'Angleterre n'était pas aussi stupide qu'il laissait paraître et qu'il avait développé d'excellentes stratégies en combat naval, ce qui ne permettait pas de le prendre pour un adversaire de bas étage. Ils se connaissaient trop bien.

Tromp : "Ils sont sur nous."
Van Galen : "Allons les accueillir."

La différence entre les êtres humains et les nations était claire : Van Galen ne ressentait ni l'angoisse ni l'excitation de ses soldats autour de lui. Il attendait de repérer la nation ennemie pour lui proposer poliment de monter à bord de son navire pour s'y faire gentiment découper en tranches. Vite fait, bien fait. Il n'avait pas détruit la flotte espagnole pour se laisser marcher sur les pieds par un petit insulaire effronté. A défaut de peur ou d'impatience, il ressentait l'agacement de l'homme qui veut dormir alors qu'un moustique siffle à ses oreilles.

Un moustique particulièrement moche et énervant.
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MessageSujet: Re: [Pays-Bas & Angleterre] Première Guerre Anglo-Néerlandaise - 1652 Sam 22 Aoû - 20:20

Une nouvelle mission. Encore une. Décidément, l’anglais les enchaînait est-ce qu’ils voulaient en profiter avant les vacances d’été pour bien les fatiguer de ces missions ? Impossible à savoir, mais une chose est sûre, Arthur se trouvait dans la salle à l’heure prévue, comme à son habitude, la ponctualité est une petite qualité. Mais qui cette fois ne lui apporte rien, à part être le premier à s’installer, ayant juste à jeter un coup d’œil à son camarade, ce grand hollandais blond bourru, qui prend place à son tour. Totalement habitué, et absolument pas enjoué d’avec qui il allait faire ce retour dans le passé, l’anglais ne chercha même pas à croiser le regard du hollandais.
Et sans résistance aucune, Arthur Kirkland se laissa retomber dans son passé de nation.

Le grand fauteuil dans lequel était installé confortablement l’anglais à l’intérieur de la grande cabine du capitaine était calme. Très calme. Seul le bruit de l’équipage qui s’agitait dehors bourdonnait, les sons comme couverts par la mer. Le britannique avait les yeux fermés, un petit sourire aux lèvres alors qu’il appréciait la sensation de tanguer, de ce bateau qui se laisse aller doucement contre les vagues, pour rien au monde il échangerait sa place. La liberté sur les océans, sur le globe entier ne valait pas tout l’or du monde.
Mais un coup contre la porte ainsi qu’une voix d’homme le prévenant « qu’ils » étaient là, le réveilla de sa torpeur. Il bailla nonchalamment avant de se lever du fauteuil pour s’étirer, et rattacher les quelques boutons de sa chemise qui était détachée pour plus de confort. Une guerre se préparait, un affrontement, des hommes rencontreraient la mort, d’autres des blessures terribles, mais l’anglais ne s’en préoccupait pas, il savait que ça ne serait pas son cas. Pas aujourd’hui du moins. Le grand Empire Britannique n’est pas prêt de tomber, et certainement pas par la faute des Hollandais.
Certes ils n’étaient pas si nuls que ça, ils avaient de l’or, des navires, des bons commandants mais quoi de plus qui leur donnerait une supériorité aux britanniques ? Absolument rien.

L’anglais débordait de confiance, la mer était son élément, il régnait en maître et à l’époque on est encore loin de ce déclin qui finira par arriver. Les nombreuses victoires que son pays avait rencontrées, et lui-même par la même occasion, avaient permis de gonfler à bloc le moral des troupes, la confiance et donc une victoire certaine.
Une fois sur le quai du bateau, le vent marin fouetta son visage, et lui permit de voir au loin, une flotte qui approchait. Un petit sourire en coin étira ses lèvres en un rictus fier, le hollandais devait être fier lui aussi, et sûr de lui, mais si seulement il savait ce qui allait se passer. L’ennemi plierait bagage, et repartirait en vitesse en sens inverse, en s’opposant au vent, au lieu de s’opposer au puissant Empire Britannique.

Sir George Ayscue, l’officier de la marine anglaise, et qui menait ce bateau se tenait droit comme un piquet à l’avant du bateau, il se fit rejoindre par Arthur rapidement, qui lui adressa un petit sourire aimable.


« Ont-ils seulement conscience de la défaite qu’ils vont essuyer sous peu ? »

Déclara l’anglais d’un air amusé, absolument ravi par l’issue de cette prochaine guerre, l’approche des bateaux du hollandais se faisant de plus en plus rapides, portés par le vent. Impatient d’enfin croiser le regard de son ennemi, l’anglais restait à l’avant du bateau, exposé, mais sans aucune crainte. D’autres navires de sa flotte protégeaient la charge, lui donnant une assurance totale.

_________________
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